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 Sujet du message: CR Embrun
MessagePosté: Samedi 19 Août 2017 11:42 
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Une fois n'est pas coutume, je suis le 1er à me jeter à l'eau .... mais seulement pour un p'tit CR :mdrire:

Lorsqu‘en octobre 2013, Pascale sur une idée d’Hugo m’offre pour mon anniversaire une licence de triathlon, cela fait 10 ans que j’ai arrêté ce sport et pris par la même occasion une quinzaine de kilos. A ce moment-là je trouve ce cadeau bizarre et n’imagine pas un instant refaire un jour un Ironman.
Après n’avoir pas hésité pour rejoindre mon unique club ( bien que cela n’ait plus rien à voir avec ce que j’avais connu: quand j’ai arrêté nous étions à peine une trentaine de licenciés avec 3 enfants dont Hugo, et là je retrouve une structure avec 150 triathlètes).
Plus beaucoup de dinosaures non plus encore présents à part Running Duck mais qui est expatrié, Jean Michel Faure qui va s’orienter sur les trails et Tabass et Magic qui courent peu ou pas du tout. D’autres anciens quand même comme Pierrot , Juan Luca, VB…

Après une reprise laborieuse de l’entrainement  où je n’ose pas me joindre aux sorties vélo du dimanche, je participe pour ma reprise au Half Ironman de Rumilly qui se passe plutôt bien avec encore de bonnes sensations en vélo et CAP, puis à plusieurs triathlons dont le M de l’Alpe que nous avions coché comme objectif avec Hugo.
Je fais connaissance sur ces épreuves avec les nouvelles têtes et me joins aux entrainements concoctés par Rom en vélo à partir de l’automne 2014.
C’est à l’AG de cette année-là que certains signent un pacte pour s’engager sur Embrun en 2017 ! :tellme: Je n’en suis pas mais au fil des mois l’idée germe dans ma tête avec le soutien et les incitations de ma femme et enfants.
Embrun ça fait 20 ans que je l’ai fait la première fois pour 3 participations consécutives : des souvenirs forts dont ce départ natation de nuit qui prend aux tripes, et cette dernière ligne droite libératrice

En mars nous nous inscrivons avec Hugo (lui sur e M ; à 2 jours prêt sans le savoir cette épreuve était complète :12sur10: , ce sera du coup la seule Rillette sur cette distance) .
Après le Ventouxman une des épreuves de préparation pour la confiance devait être l’Alpe d’Huez. En guise de confiance je termine avec une douleur au mollet qui m’inquiète à moins de 3 semaines de l’épreuve.

Une première semaine de vacances dans le Drome à côté de Die va me redonner le moral : des parcours vélo magnifiques avec des petits cols pas trop durs vont me permettre de peaufiner ma préparation et surtout 2 sorties courses à pied qui me redonnent confiance
La semaine précédente le grand jour : direction Ustaritz dans le Pays Basque avec toute la famille. En ballade à San Sébastien on croisera d’ailleurs la famille Jimbi
On amène les vélos mais on ne roulera qu’un seul jour, les conditions météo n’étant pas au top. Le lundi après une séance natation en mer , je ressens une vive douleur comme une tendinite à l’épaule gauche, la tuile ! Décidément j’ai de plus en plus de doute pour le 15 août… :???: Application d’une pommade anti inflammatoire et la douleur disparait complètement lorsque nous retournons sur Lyon le samedi. Lors de ce voyage c’est la voiture maintenant qui va faire des siennes avec un embrayage récalcitrant.
Nous partons malgré tout avec Hugo et sa famille le dimanche, Pascale devant nous rejoindre le lundi en espérant que le véhicule nous mène à bon port. Arrivé finalement en début de soirée, nous prenons possession de notre location tip top dans un petit hameau à côté de Chorges.
Ce problème de voiture me tracasse car il faut aller récupérer les dossards, poser les vélos et bien sûr se rendre au plan d’eau mardi matin : ça m’aura fait plus stressé que la course à venir !

Récupération des dossards et je me retrouve avec celui d’Ade, l’organisation ayant eu des problèmes et nous demandant de couper le prénom indiqué sur le dossard. Pour une épreuve comme celle-là c’est un peu dommage. Ça me rappelle le bugg des tee shirt finisher Duathlon donnés à l’arrivée du M de l’Alpe il y a 2 ans ! Petit rafistolage pour pouvoir quand même être encouragé sur les parcours vélo et CAP
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Dépose des vélos où je croise Zigmund qui me dit que les autres Riliettes se donnent RDV au briefing, briefing que je zappe pour retourner sur Chorges
Veille de course, j’arrive à m’endormir sans trop de problème. Réveil à 4 heures puis direction le parc. Là je retrouve l’ensemble des Rilliettes. Les masques sont assez tendus ! Chacun se prépare plutôt en silence puis direction le départ toujours aussi magique avec cette nuit encore présente
J’appréhende que ma douleur à l’épaule ne ressurgisse mais tout se passe bien… Sur le premier tour j’ai de bonnes sensations, idem sur la moitié du 2ème, par contre cela devient vraiment difficile sur la dernière longue ligne droite, et je sors déjà bien marqué. Après un peu moins d’1h30, je rejoins donc le parc et à ma grande surprise mon ombre SamSam et Grégos sont encore en train de se changer.
Dès le bas de la 1ère montée vers les Puys je rejoins SamSam qui me confie ne pas vouloir s’accrocher cette fois ci. Au sommet je rejoins Grégos. Un premier arrêt pipi et Grégos repasse devant. Je repars et apparait alors des douleurs dans les mollet et cuisse droite. Je sais que sur ce type d’épreuve on va forcément avoir des moments difficiles à gérer, mais là je me dis que c’est vraiment trop tôt. Je poursuis mon chemin avec la désagréable surprise d’avoir le vent de face . Avec un autre concurrent on se dit qu’avec un peu de chance on l’aura du coup de dos au retour. Je rejoins Stef à Guillestre. Nouvel arrêt pipi, Stef en profite pour repasser devant me glissant au passage que c’est plus simple pour nous. Je la redouble puis me dirige vers les gorges du Guil et jusqu’ au pied de l’Izoard ça va un peu mieux, mais dès qu’on attaque les premières rampes la douleur réapparait. Après le raidard de Brunissard au virage marquant l’entrée dans la forêt, j’aperçois en dessous à 500 m environ un maillot jaune avec un casque bleu : mon ombre SamSam est de retour. Je continue m’attendant à être rattrapé par Don Samsamillo d’un moment à l’autre, mais quand j’arrive au sommet, il me semble l’apercevoir toujours à peu près à la même distance.
Descente vers Briançon où je me fais doubler par une Rilliette avec un coupe-vent, je pense que c’est SamSam mais en fait c’est Grégos que je redouble au ravitaillement suivant. Je ne sais pas quand je l’avais dépassé. Il me redouble avant Pallon et je ne le reverrai plus jusqu’à la CAP.
Le retour sur Embrun est vraiment difficile avec un fort vent de face, je gamberge de plus en plus et me demande si je ne vais pas arrêter les frais après le vélo. Après la bête « Chalvet » j’arrive enfin au parc en disant à Pascale que je ne sais pas si je vais repartir. Elle m’encourage en me disant que ça va le faire. Je pose le vélo suivi comme mon ombre par Don Samsamillo qui a fini par me rejoindre
Des kinés proposent leurs services ; je décide de prendre le temps nécessaire pour qu’ils puissent essayer de soulager mes douleurs. Après plus de 15 mn de massage la douleur est un peu moins vive et je décide de partir sur le marathon me disant que je verrai bien au bout d’1 ou 2 km si je peux poursuivre.
J’arrive à trouver un rythme correct et commence à dépasser beaucoup de concurrents ne sachant pas cependant dans quel tour ils sont. Je croise Tricastor et Zigmund au coude à coude qui finissent leur 1er tour, puis 1er passage devant la horde de supporters Rilliettes. Quand on entend ça on ne peut rien lâcher
Je prends bien soin de m’arrêter à chaque ravitaillement pour boire un coca et de l’eau et repartir immédiatement. Je me fixe aussi comme objectif de ne pas marcher dans les côtes La montée vers Embrun arrive et là je vois les 1ers concurrents qui ont eu des malaises (allongés sous couverture de survie, ça fout un peu les chocottes). Je continue double en premier Sergio. Je lui demande si c’est son problème de tendon qui a ressurgi. IL me glisse qu’il est tombé dans l’Izoard et que ça n’a rien arrangé. En rejoignant la digue j’aperçois d’abord Brouette puis je croise CriCri et Antoine qui sont en train de marcher. Je leur dis de ne rien lâcher, mais Jallet tel un zombi semble dans un autre monde. Vers la fin du 1er tour sur la digue, ma petite famille m’encourage (ça fout vraiment un coup de booster) et me dit que SamSam est juste devant. Effectivement 200m plus loin je l’aperçois puis le rejoins , un petit échange amical (il m’offre généreusement une gorgée de son eau bénite) . Il est surpris de me voir croyant que j’étais sorti avant lui de T2. Je poursuis ma route.  Fin du 1er tour et je croise ADE et Jallet dans le parc. A la sortie le long du plan d’eau je double Jallet qui marche toujours et semble toujours aussi absent ... Je me dis qu’il ne va sûrement pas finir. Au ½ tour je suis à 100 m d’ADE. Au ravitaillement suivant je tombe sur Grégos qui lui aussi est en train de marcher, mais je n’aperçois plus ADE.
Retour sur la digue ou je croise Brouette et Greg TDI. Puis je croise ensuite ADE que j’ai donc doublé sans m’en apercevoir. Le 2ème tour est plus laborieux mais je le boucle en ayant réussi encore à courir tout le long.
C est parti pour le dernier tour où je dépasse Lolo qui attaque son 2ème tour puis rattrape Brouette avant la montée vers Embrun , montée que je fais ce coup-ci en marchant. Au début de la descente je rattrape Greg Tdi , lui demande s’il peut s’accrocher mais il me dit qu’il est perclus de crampes. Je continue puis tombe sur Zigmund à l’arrêt qui me dit que je suis 3ème Rilliette (j’en déduis que CriCri a dû abandonner). Je croise de nouveau Jallet qui marche toujours mais accompagné cette fois ci de sa fille Zoé, puis termine en doublant un nombre innombrable de concurrents en train de marcher .
Quelle sensation cette dernière ligne droite… atteinte grâce aux encouragements des Rilliettes et au soutien sans faille de ma famille et mon plus fidèle supporter
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Une fois la ligne franchie je retrouve Tricastor qui en a fini depuis 5mn, puis direction le tente des kinés pour une longue séance de massage pendant laquelle j’ai entendu l’arrivée de Zigmund, Greg Tdi et Brouette, retour à Chorges pour boire une bonne bière avec Hugo qui a lui bouclé son M en 4h02 : résultat annoncé pas classé dans un 1er temps puis finalement finisher (à priori le temps limite était de 4H00)
Finalement les seuls que je n’aurai pas vus sur le parcours sont Beninho et Mekitrun.
Et malgré des écarts énormes entre nous à certains moments de la course, cela s’est terminé par un sacré tir groupé vu la distance proposée. Chacun a fait preuve d’un sacré caractère pour aller au bout de ses possibilités

Après un retour sur Lyon nous sommes avec Hugo aller faire un Sprint aux Cabanes de Fleury dans l’Aude ce samedi. Nous allons accompagner Paco Verger Garnacho récemment licencié au club qui a eu la douleur de perdre sa maman au mois de juin

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Embrun 1997: on s'était dit RDV dans 20 ans...


Modifié en dernier par Crapatueur le Lundi 28 Août 2017 14:55, modifié 2 fois.

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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Lundi 21 Août 2017 9:46 
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bravo Crapat', belle course, avec une pause salutaire à la T2 manifestement :-)
un super marathon qui laisse rêveur :rolleyes:
Les autres warriors ne sont-ils pas encore rentrés de vacances pour faire leur CR ?? :razz:

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Rom


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Lundi 21 Août 2017 14:05 
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ça va venir ;-)

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Embrun 2017


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Lundi 21 Août 2017 21:43 
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A mon tour ...

Départ le dimanche, stop à Chambéry pour récupérer mon pote Arnaud et hop, en route pour l'Embrunman !
Apres la route sans circulation, nous prenons nos quartiers à l'entrée d'Embrun, 5 minutes à pieds du départ. Reconnaissance de la terrasse au bord du plan d'eau :trinque2: notre soirée se déroule sans stress.

Lundi matin petite balade à vélo entre rilliettes et chambériens, très sympa nous devions être une bonne quinzaine ! S'en suit une interminable attente ... le dépôt des vélos et le briefing ont permis de rompre un peu la monotonie de cette journée qui n'est pas la plus facile à vivre pour moi. Enfin l'heure d'aller dormir un peu, demain c'est D-DAY

4h30 du matin entrée dans le parc à vélo, j'avais souvent vu des reportages mais ça reste impressionnant. J'y retrouve Zigmund, Jallet et les autres rilliettes arrivent petit à petit. Dommage Stef notre seule et remarquable représente féminine n'est pas dans les mêmes rangs que nous ... Nous nous installons, discutons et blaguons un peu, mais il est clair que la longue journée qui nous attend nous stress tous !
Nous allons nous mettre en place et à 5h50 nous encourageons Stef pour son départ puis à 6h00, c'est la sirène du notre :onfire:

Nat : deux tours à faire, encore un peu dans la nuit, les premières bouées ne sont visibles que tard, ça frotte pas mal aux virages. Je prends mon rythme assez vite. Je prends mes repères et visualise bien le parcours, du coup le deuxième tour passe vite.
En sortant de l'eau je jette un oeil à ma montre et je suis surpris de voir que j'ai nagé plus vite que mes prévisions ...

T1 : sous les encouragements de nos fidèles et superbes supporters en provenance direct de Rillieux, c'est sous les cris "aller Greg", "Aller rilliettes" que je me séche et me change tranquillement après avoir eu du mal à enlever ma combi :oops: Je constate que seul le vélo de Zigmund est parti dans les emplacements des rilliettes situés à côté du mien.
La sortie va être longue et difficile, il faudra courir ensuite, mes premières et presque seules pensées seront de m'hydrater, m'alimenter et garder mon rythme de Tdi. Surtout ne pas faire ma course en fonction des autres ... Gérer c'est finir ... auto-motivation :satisfied: j'avoue un petit de temps à autre je me suis dit "Sam ne doit pas te reprendre trop vite" quand même :biggrin:
Je vois juste à la sortie du parc Sergio, il me dit "si ça te dérange pas je vais rester avec toi". Je lui explique alors que ce n'est pas une bonne idée et que je ne lui parlerai pas ... désolé Sergio mais je n'avais pas envie de faire des boucles de pénalités durant le marathon :mdr:
Je me fais passer par Mym (chapeau pour la perf !!!!!), tricastor, brouette, cricri au fur et à mesure de mon avancée.
La boucle de St Apolinnaire est faite, les encouragements au passage vers Baratier font chaud au coeur, je m'engage sur la route des balcons d'Embrun en pensant à la petite sortie de la veille, gérer, gérer, gérer ...
Passage un peu pénible vers guillestre, puis la route redevient plus belle dans les gorges du Guil. Descente puis faux-plant montant qu'il faut passer s'en trop s'entamer. Les ravitos sont l'occasion de changer de bidon, je veille à avoir un iso / un eau. Puis le virage à gauche fatidique : entame du col d'Izoard, je ne me souvenais pas que c'était du 9 / 10 % tout le long. Arvieux 1 : dur, tout droit ... Arvieux 2 : pas mieux, puis entrée dans la forêt et ses virages que j'apprécie plus que les longs bout droits même si la pente reste la même. Casse-deserte :shock: puis fin de montée avec un public bien présent. Au sommet je n'ai pas de sac perso et salut Brouette qui repart juste ...
Descente vers Briançon : kilomètres gratuits, manger, boire, ne pas trop en faire : les anciens m'on toujours dit "à Embrun ta course commence au sommet de l'Izoard", je rejoins Sergio qui m'annonce qu'il vient de chuter, visiblement pas trop rapé mais un mollet contracté ! Traversée de Briançon, puis route départementale pas très agréable, boucle vers la droite pour aller visiter des petites gorges très sympa. Puis "PALLON", ben c'est un peu long quand même , j'y aperçois au loin Brouette.
Aérodrome de Mont Dauphin : un vent madame mais un vent !!!
Retour par la route des balcons, le temps commence a être long, manger, boire, toujours pas d'autres rilliettes ni de Sam en vue, c'est déjà ça !
Embrun, et non ce n'est pas fini. Première montée sinueuse : quoi le parcours cap descend là ???? je n'avais pas reconnu, tout le monde m'avait dit que c'était dur et je voulais découvrir. Puis Chalvet, j'y rejoins Brouette, nous doublons Jallet arrêté sur le bord de la route ...
Nous finissons tranquille en étant heureux de constater que le ciel se couvre ... Temps à 2' de mon estimation.

T2 : je suis en hypo ou quoi ????? j'y suis avec Benhino, Jallet, Brouette, Gégé ... je ne suis jamais avec eux normalement à ce moment des courses. Jallet n'est pas au mieux, Benhino semble assez mal, Gégé part comme une fusée suivi de Brouette. Pour moi c'est pause pipi et départ tranquille : j'aime pas courir :roll:

Cap :
Découverte du parcours, mon objectif courir tranquille et marcher les ravitos. Gang des supporters rilliettes sur la digue : top du top MERCI. Première bosse, j'y reprends Brouette, j'arrive à tout courir ... passage au centre-ville les spectateurs sont au top, descente, puis boucle ou nous sommes isolés ... je chemine avec Brouette, il prévoit que nous allons reprendre du monde. Nous doublons cricri, pas au mieux, il va s'arrêter (vraiment désolé pour toi au grand druide de la distance IM). Au loin la silhouette de gégé et repérée par brouette.
Tour 2 : Brouette prend le large après que nous ayons doublé un gégé pas bien, j'ai des petites crampes qui naissent dans les cuisses, j'arrive à courir sauf dans les montées. Peu de rilliettes croisées, où est SAM ? va-t-il me faire un sprint à la pupute comme il en a le secret dans le dernier kilomètre ??? c'est mon angoisse, je dois chasser cette pensée et verrai ! Séquence émotions en passant devant notre fan club spécial rilliettes. Finalement je croise TRICASTOR, Zigmund et benhino mais je ne sais pas vraiment qui est devant qui. Au passage au parc je vois mon pote Arnaud avec son vélo et sa veste, c'en est fini pour lui ... Petit coup au moral pour moi :-(
Tour 3 : je reprends brouette et le lâche s'en vraiment le vouloir, les crampes me font très mal. Dans la descente un Crapatueur aérien m'invite à le suivre, merci beaucoup mais j'essaie de ne pas tomber : crampes aux cuisses et aux fesses !!!! Il me faut tenir, je sais depuis que j'ai posé le vélo que c'est bon quitte à marcher je vais être finisher. Je cours dès que je peux, retour après le pont sur la route, ca sent bon. J'ai croisé SAM à l'entame de ce dernier tour, il va bon train mais il est loin, je t'ai eu mon SAM :mdr: :mdrire:
A à peine 1 kil de l'arrivée le gars derrière me dit : "merci tu me traînes depuis le début du marathon, je fais tout comme toi sans réfléchir" Je n'avais rien remarqué. Nous passons la ligne ensemble, soulagement, accomplissement, vivement la bière !!!!!!!
Mon temps est 10' sous ma meilleure hypothèse.

Je bois rapidement un coup avec les rilliettes arrivées et file retrouver mon camarade Chambérien, je n'avais qu'une hâte savoir ce qui lui était arrivé puis l'envie de me doucher et de me poser a été plus forte. Désolé de na pas être revenu attendre et profiter plus des rilliettes.

Pour la petite histoire : en quittant le parc j'entends le speaker annoncer l'arrivée de notre Prez "SAM SAM" : je t'ai applaudi :12sur10:

Une belle aventure, 14 finishers sur 16 rilliettes au départ, des supporters magiques, un triathlon mythique, un club génial !!!!!

quel sport, quelle aventure,bravo les rilliettes !!!!!!

Merci à l'organisation aux petits oignons, aux rilliettes, aux familles, aux spectateurs.

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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Mardi 22 Août 2017 0:16 
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CR rapide avant de repartir en rando familiale en haute loire.

Autant commencer par par le baume au coeur l'entourage des familles et les encouragements en vélo en CAP, vous étiez TOP les assimilés Rillettes. Thank's.
Et avouer que j'ai raté ma discipline de prédilection la CAP. Des crampes aux jambes et au ventre ... rien pu faire.

Veillée d'armes le Lundi soir au camping du petit lou, on commence à rentrer dans nos bulles.
Réveil à 4h du mat pour rejoindre le plan d'eau et se préparer.

Natation
Pas d'échauffement trop compliqué à Embrun. Avec les concurrents on s'engage sur la plage de départ. je me rends compte que je suis un peu trop devant, je me recule sagement Bien m'en prendra le départ est une vraie machine à laver jusqu'aux premières bouées. Je prend un bon coup de pied dans le pif, je ferai toute la nat sans pince nez. Ca continue à frotter beaucoup, jusqu'à la première bouée. La suite du parcours incline beaucoup à droite, mais les concurrents filent tout droit. Aussi çà se décante naturellement tout au mois jusqu'à la bouée suivante. La natation sera une suite de bouchons aux bouées puis de recherche de trajectoire individuelle ou de nage dans le paquet. avec surprise au 2eme tour 2 mètres de sensation de glisse. A la fin du parcours je me prendrai les pieds dans la grande dalle de ciment comme jallet.
Natation conforme à mes attentes, même temps que la fois précédente où j'avais fait tout le parcours dans les pieds, mais cette fois avec une grande majorité de nat solo.

Vélo
Ma stratégie ne pas m’enflammer pour éviter de me cramer comme en 2014 et devoir faire une longue pose à l'Izoard. Aussi j'ai géré le vélo au cardio. Je croise steph dans la montée du petit Lou pour une photo sympa de nos fans. Gregos me rejoint dans la vallée du gui. Cela annonce un mano à mano ... Dans la montée de l'Izoard, je reprendrai l'ami Greg et finirai à quelques lacets de lui. Ma tactique semble fonctionner, je double tranquillement pas mal de concurrent alors qu'à mon édition précédente, j'étais cuit. Je croise Arnaud, le pote de Chambéry de Gretdi qui n'est pas bien. Au sommet Ravito perso je m'alimente bien en apparence. Prends un bidon de boisson énergétique de l'organisation, que je trouve très acide / trop acide. Descente rapide en doublant les voitures et concurrents. Max 62.2 Km. Retour vent de face, je me cale bien sur les prolongateurs et continue de gérer. Dans le Pallon, les jambes tournent bien; les spectateurs me le font remarquer, ce qui fait plaisir. Dans les balcons çà commence à être long, je crains le Chalvet. Aussi je m'arrête au ravito du pont neuf, pose coca, puis j'attaque la montée. Forcément c'est dur, je continue à doubler. Puis çà se complique, ma dernière barre ne passe pas du tout. Je me force à m'alimenter; mauvaise idée. A 150 mètres du sommet, mon estomac remonte, obligé de m'arrêter.
Je poserai le vélo dans le temps prévu à 16h, sans mal de dos, y a plus qu'à courir.
CAP
Je me fait masser à la transition en espérant récupérer de ma défaillance du Chalvet. J'attaque la CAP prudent mais encore confiant, à 5:45/km. Première montée je marche, m'alimente. Puis dans le petit faux plat je reprend la CAP et là crampes violentes. Je repart en marchant enfin quand je peux poser le pied par terre. Dans la grande montée, Gregos passe en courant, je me dis que je ne le reverrai plus. Dans la descente crampes et mince ... Sur le premier tour je ne serai bien que sur le plat. Tout début du 2eme tour çà se complique, crampes aux ventre, çà faisait longtemps. Signe chez moi que j'ai trop bu. Là je vois passer Crapatueur super facile. Chapeau l'artiste! Puis SAM moins facile mais efficace. Comme aurait dit Audiard un Trialthlète qui courre va plus vite qu'un coureur qui marche. Ce 2eme tour sera très dur je n'arrive quasiment pas à courir ce qui m'évite les crampes aux jambes. Mais surprise je double à nouveau Gregos. Dans le 3eme les crampes au ventre s'estompent j'arrive à courir. A fin de la descente retour des crampes aux jambes. Gregos me reprendra à ce moment là. Mais il reste quelques KM de plat. Je reprendrai mon compère un peu plus loin pour finir 20 sec devant lui.
Bien contant d'en finir avec cette CAP difficile, de retrouver mes supportrices qui ont été extra. Merci les filles.

La suite de la semaine aura été très plaisante avec de nombreux apéro avec les Rillettes au petit lou.

Pensée aussi pour tous les supporter sur place ainsi qu'à distance par SMS ou sur le site.

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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Mardi 22 Août 2017 9:27 
super Jallet a arrêté le foot et s'est mis au tri !


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Mardi 22 Août 2017 18:31 
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Et voilà, c'est fait....
Raconter Embrun c'est revenir quelques années en arrière
Il y a quelques années je suis tombée sur un reportage sur l'Embrunman et je me suis dit que j'aimerai vraiment faire cette course un jour !!
puis je me suis mise au tri et j'ai pensé que non je ne ferai jamais cette course !! :mrgreen: trop dure, trop d'entrainements, trop de d+... Trop de tout !!

Puis il y a eu le phénomène rilliette ! Une AG un peu arrosée, des récits de cette course par les anciens (VB, BAMBI, Juan, cricri, ade etc etc), une émulation lors des entrainements collectifs, l'anniv de Lolo...
bref c'est après une longue hésitation et pas mal de doutes que je m'inscris à cette course

Une longue prépa accompagnée par mon pote/coach Gaël puis 2 jours d'acclimatation sur place avec pas mal de rilliettes au petit liou.
Et enfin arrive le jour J !

Levée à 4h (après une mini nuit) je descends avec les Sim's au parc où nous avons posé les vélo la veille apm. le stress monte. Il fait nuit noire. Les visages sont fermés. Karine et Lolo sont rassurants et me donnent quelques conseils qui me seront très précieux pour la suite.
Je suis un peu isolée sur le parc, loin des copains du club. Mais bon on ne peut pas tout avoir... la contrepartie est un départ féminin 10 mn avant et ça c'est plutôt pas mal.
Echanges de quelques mots avec les filles autour. tout le monde a l'air tendu mais en même temps on se motive (solidarité féminine vu le faible nombre de participantes)
Pas question d'aller tremper un orteil avant le départ. Ce sera une entrée dans l'eau "à froid"
On approche du départ. La musique, les flashs, la foule (oui oui à 6 h du mat) et c'est parti !!!

Je sais que la nat sera longue pour moi donc je ne m'affole pas. Je repense aux conseils techniques de coach isma et à tout le travail hivernal. les sensations ne sont pas mauvaises. Bon c'est vrai que le départ à 80 est un énorme avantage surtout pour une stressée de l'eau comme moi. J'appréhende le moment où nous allons nous faire reprendre par la foule (et passer dessus par 1000 bonhommes selon la belle image de tricastor :mdr: ) mais comme j'ai complètement merdé sur l'orientation (faut dire qu'on y voit pas grand chose à 6h du mat) je suis beaucoup trop près du bord et loin de la trajectoire idéale entre les bouées. je vois donc une horde passer sur mon coté gauche sans que je sois sur le passage. Je reviens sur la bonne trajectoire en me disant qu'il y aura peut être quelques pieds que j'arriverai à accrocher mais bon les gars qui passent sont partis 10 mn après donc autant dire qu'on a pas trop le même rythme :biggrin:
Le 2eme tour passe assez vite. Le soleil se lève sur les montagnes et c'est vraiment un spectacle magnifique.
mais bon ma passion pour la nat a ses limites et je suis contente d'en finir
Aucune idée du chrono comme je n'ai pas pris de montre.
J'ai décidé de gérer cette journée aux sensations sans regarder le chrono de toute façon (sauf un regard sur l'heure pour les barrières horaires de temps en temps)

T1 : j'ai pris la décision de me changer intégralement (même si le Castor m'avait bien vendu les avantages de tri fonction la veille mais on joue pas dans la même catégorie :lol: )
un peu la galère la serviette autour de la taille
Un gars s'embête un peu moins le rang d'à coté et se retrouve nu comme un vers (ce qui lui vaudra un beau carton rouge)
bref après avoir bien gesticuler pour mettre la panoplie vélo je pars enfin

C'est parti pour le gros morceau du jour. Pour avoir fait la reco avec Juan et sur les conseils de mon pote/coach Gaël je sais que la partie ne va pas etre facile et qu'il faut pas trop taper dedans jusqu'à' l'izoard.
les sensations sont bonnes. La montée vers saint apolinaire est rude comme entrée en matière mais les jambes répondent bien.
ce 1er tour des Puys se passent pas trop mal. Nous arrivons près de Baratier où les supporters sont là en masse dont les familles rilliettes déchaînées. La montée près du camping est digne du tour de france avec une foule sur le bord de la route Chaire de poule garantie :blush: Nous sommes cote à cote avec ade à ce moment là
Puis je le laisse partir car je sais que je suis sur un rythme un peu haut pour la suite
Puis Gregos passe à son tour avant l'arrivée à l'izoard.
je verrais Samsam passer lors d'une pause technique planquée derrière un camion.
et c'est à mon tour de passer Crapahuteur pendant sa petite pause...
bref les arrêts pipi permettent de croiser plein de monde :lol:
l'approche de l'izoard ne se passe pas trop mal

Puis c'est l'ascension.
Il fait chaud mais bon normal pour un 15/08
tout à coup je me sens écoeurée Je n'arrive plus à m'alimenter sans avoir des hauts le coeur et j'ai chaud, super chaud...
Et là le calvaire commence.. la tête tourne et le sang tape. Je décide d'écouter les conseils de lolo et je m'arrête Je me mets à l'ombre et me pose quelques minutes le temps d'y revoir plus clair
je décide de repartir mais 10-15 mn après ça recommence Vertiges Envie de vomir Bref rien ne va plus
Lolo me dépasse à ce moment là et me conseille de m'arroser au max
je m'arrete à l'ombre régulièrement Mouille la tête, m'assoit la tête entre les genoux jusqu'à ce que ça passe
la fin de la montée va être interminable
autour de moi pas mal de défaillances et certains montent à pied à côté du vélo
Je préfère m'arrêter régulièrement mais pas question de marcher...
J'arrive enfin au sommet. Bilan 20 mn de + qu'à la reco que j'avais pourtant fait en mode très cool
mais bon j'ai encore un peu d'avance sur la barrière horaire

Je récupère mon ravito perso avec un sandwich et des chips (merci à la famille castor pour la bonne idée)
J'ai du mal à manger mais je me force à avaler le maximum
quelques mots échanger avec lolo qui file dans la descente et Sam qui finit aussi son ravito
Il ne fait pas froid au sommet donc je prends mon temps pour récupérer et boire et discute avec des touristes qui se demandent ce qu'on fait tous ici
Puis c'est la descente. Je reste prudente après les vertiges que je viens d'avoir et puis il reste du chemin et pas simple

Depuis le début du parcours j'assiste au petit manège d'une concurrente qui se fait accompagner sur l'ensemble du parcours mais vigilante au moindre bruit de moto :evil:
je n'échangerai pas avec elle pour ne pas la déstabiliser (même si elle ne se gênera pas plus tard pour me balancer 2-3 pics) mais avec son binome qui lui trace la route et je lui exprime ma vision des choses
Autant l'accompagnement sur la cap ou en vélo sur une partie du parcours c'est une chose, autant se faire accompagner sur les 188 km du parcours je ne trouve pas ça correct
L'avantage c'est qu'au final ça crée une diversion et je pense un peu moins à la galère de l'izoard
Je recommence à m'alimenter et boire
ma concurrente déloyale n'est pas une grimpeuse donc je la reprends dans les côtes Puis suivant la trace de son ami elle me récupère sur le plat et les descentes
et les kilomètres passent comme ça
Arrive le chalvet
Je croise Zig sur sa cap et je commence la montée
Aussi pénible que ce dont je me souviens lors de la reco avec en bruit de fond le peloton de ma concurrente déloyale qui s'est agrandit et qui l'encourage
Ca me donne l'énergie pour pousser un peu et arriver en haut avant la dernière descente

T2 : un peu moins longue mais bon je prends mon temps quand même

C'est parti pour le marathon Je trottine
je passe devant les amis venus m'encourager puis devant les supporters rilliettes
Ca va être long.... la tête tourne et je n'arrive plus rien à avaler
je bois mais le solide ne passe plus
Je me dis que je vais tenter de faire un tour et qu'on verra
les proches sont là Je leur dit que je veux arrêter mais pour eux pas question d'abandonner...
je débranche le cerveau et j'avance
Je marche dans la côte et je cours dans les descentes et sur le plat
Je passe Jallet Il me dit que c'est aussi son 1er tour mais qu'il est déshydraté
J'essaie de lui dire qu'on reparte tous les 2 en trottinant mais quand ça ne veut plus...
Le soleil baisse. il fait + frais Ca va mieux..
Arrêt massage au début du 3 eme tour (merci au 2 jeunes kiné qui ont été super) et là ça va carrément mieux.
je fais la côte en marchant et je me mets à recourir et je ne m'arrêterais plus jusqu'à l'arrivée
Il fait bien nuit et on ne voit plus rien au bord de la durance mais j'avance en mode robot et je suis bizarrement super bien
Je passe Sergio qui boite et m'explique sa chute dans la descente de l'izoard :shock:

Puis c'est l'arrivée.
j'entends le speaker au loin annoncer les bientot 16 h de course
J'accélère pour tenter de passer en dessous ayant complètement oublié les 10 mn d'avance des filles qui font que mon chrono est en fait de 16h11 :mrgreen:
mais bon ça y est c'est fini :onfire:

Je ne comprends toujours pas pourquoi une telle défaillance au début de la course :gratte: mais je garde malgré tout un super souvenir de cette journée

En tout cas merci aux supporters (les pancartes des enfants :inlove: ) qui ont vraiment été au top toute cette journée. Contente des moments partagés pendant la prépa avec ce groupe vraiment super + des partenaire d'entrainements top (Juan, Tof, Marlène, Laeti pour la nat :wink: la team du boulot... etc etc)
Ca donne presque envie de signer pour un autre .... :mrgreen:

_________________
Stef

Embrun 2017 sinon rien !! (en passant par le half du Semnoz et le tri du lac du Bouchet :mrgreen: )


Modifié en dernier par Stef le Dimanche 03 Septembre 2017 18:13, modifié 1 fois.

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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Mercredi 23 Août 2017 12:14 
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Encore félicitations à toutes les Rilliettes et bravo pour vos CR, je pense que SAM SAM est en cours de préparation d'une prose poétique en Alexandrin pour son CR.

Pour info EUROSPORT 1 diffuse un résumé de l'Embrunman 2017 vendredi 25 aout à 20 h puis rediffusion le samedi 26 aout mais à 1h puis à 9h30.
Sur 30 min on va bien voir une rilliette


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Jeudi 24 Août 2017 19:12 
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Et c'est pas fini !

Mon CR pourrais s'intituler, mais jusqu'où peut aller le corps, et surtout jusqu’où peut aller l'esprit rilliette ?
Donc une petite semaine voilà ce qu'il m'a fallu pour redescendre de mon nuage: ce fut une superbe semaine parsemée de discussions endablées, d'apéros monstres, et quand même d'un peu de sport !

ça commence la veille moi qui avait prévu de ne rien faire je me laisse tenter par un petit enchainement: 1h à vélo + 10 min à pied qui se finiront par une belle escapade sur les balcons de la Durance suivi de 5km en 30' a bloc en cap avec Greg et ADEator :inlove:

Couché tôt, pas de souci pour m'endormir à 21:30 et me lever à 4h... L'horaire de départ du camping à progressivement été abaissé de 5h15 à 4h35 :) Pas spécialement de stress, juste le plaisir de revenir ici, moi qui ai longtemps hésité à l'inscrire cette année à cause de petits bobos finalement je suis content. Ca aurait été vraiment nul de regarder passer les copains au bord de la route :)

6h, pan c'est parti. il fait nuit, l'eau est bonne, ça frotte un peu mais je me cale à l'intérieur et si je ne profite pas bcp de l'apiration, au moins je ne prends pas de coups... Le soleil se lève sur le 2e tour et je suis quand même content de sortir de l'eau le 2e tour m'a paru un peu long !
Hop transition éclair grâce à une prise de risque mesurée: la veille j'ai bcp hésité mais les conditions sont idéales pour un IM en trifonction: la température en haut de l'Izoard est annoncée à 15°C ! Le fan club est là et ça réchauffe bien ... :inlove:
Je pars donc prudemment et essaye de rester en dessous de 150 pulse, je rattrape TurboGreg dans la première montée et essaye de m'alimenter dès le début... Au bout du parcours du CD, environ 40km plus loin on repasse par Embrun ou la foule est massée sur les ronds points à l'entrée du village: petit coucou au fan club qui est déchaîné, j'ai la chair de poule :inlove: encore
Après ça se gâte un peu à cause des maux de ventre, alors je temporise un peu sur la boisson (ça se paiera plus tard) mais je profite du paysage: on passe une première fois sur la corniche au dessus de la Durance, puis à Guillestre je rattrape Sergio qui roule tranquille après une natation canon ! Puis c la vallée du Guil qui nous emmène au pied de l'ascension de l'Izoard, le gros morceau, le plat de résistance: 14km de d'ascension, on passe à 2360m. J'adore, le paysage est sublime et je savoure le passage à la Casse Déserte, ce haut lieu du cyclisme et du triathlon. Le Graal pour moi :) Au sommet je sais que je vais retrouver mon ravito perso et mes chips. Mais surtout je retrouve: le Zigmund en train de démonter le buffet (c'est bien une vraie rilliette celui là) qq mots et on attaque la descente, pas de prise de risque inutile, je tourne les jambes qui vont bien pour l'instant là ou j'avais déjà des crampes en 2014...
Ensuite c'est le retour vers Embrun, avec en dessert et en fromage le Palon et surtout la côte du Chalvet. Cerise sur le gatteau, je me fais piquer par une guêpe ! Je vois le Zig rouler à 400W sur le plat face au vent et je n'essaye surtout pas de suivre ! Je suis au plus mal dans le dernier col (le fameux Chalvet) il fait super chaud, j'en ai marre :) Mais le Zig n'a pas l'air mieux que moi et on arrive au parc à vélo toujours ensemble...
à T2 Je prends mon temps pour m'alimenter et me préparer à courir pendant que les kinés font des miracles sur mes jambes :bigups: hop c parti et je double encore une fois le Zig parti avant moi mais qui démonte encore le ravito situé à la sortie de la zone de transition... ça lui met gentiment la pression :) alors que j'entends le speaker annoncer l'arrivée d'une autre rilliette: Cricri je pense: "ça va chauffer" :onfire:
premier tour de cap, bof. le mal de bide est revenu, alors que les jambes vont bien, bref je marche un peu pour digérer et le Zig en profite pour me déposer... Pas pour longtemps car à partir du 10e km ça va bcp mieux je peux courir sans m'arrêter et... re-doubler Zig ! Je croise dans la descente Stef et Lolo qui en terminent à vélo: ouf tout le monde arrive à bon port ! qq encouragements au passage je sais que c'est un passage délicat cette fin de parcours vélo est terrible au pied de la côte du Chalvet :onfire:
Au milieu du 2e tour ça se complique encore: les crampes arrivent sur les quadris. Oups, il reste 22km :shock: Bon le seul remède qui marche, c'est la marche ! en alternant ça avance quand même ... J'ai fait attention à ne pas me mouiller les jambes pour garder les pieds au sec. Bon je reçois une vague échappée d'une poubelle remplie d'eau (pour les éponges) je ne dis rien les pauvre bénévoles commencent aussi à fatiguer et ils ont été extra toute la journée... Bref 10min plus tard ça loupe pas: ampoule. Bon on n'est plus à ça prêt ! J'applique le conseil de Ben P. relayé par Gregos: 1 gel tous les 5km, avec un peu d'eau...
J'adore le nouveau parcours à pied de 3 boucles de 14km, ça permet de se recharger au contact des nombreux spectateurs et du super fan club rilliette. Dans le dernier tour je ne peux rien faire contre Super-Ben qui vole littéralement dans la montée dans le village, alors que j'ai les jambes dures comme du bois, obligé de marcher à la limite de la chute. Des nouvelles structures sont apparues sur mes cuisses que je n'avais jamais vues :)

La moquette bleue arrive enfin, et avec elle la ligne d'arrivée tant espérée toute la saison !
Je retrouve le Ben, arrive déjà crapatueur, Zig, GregTDI, Sam-Sam Alain et Gregos ! Quel niveau les rilliettes cette année ! 7 rilliettes passent la ligne en moins d'une heure ! :shock:
derniers encouragements à Jallet qui s'accroche pour finir et après avoir savouré qq :biere: retourr au p'tit Liou avec le fan club épuisé !

Bilan: une super semaine avec les rilliettes et les familles, des mégas coups de soleil, 2 jours de courbatures, des images et des souvenirs pleins la tete :inlove:
Bravo à tous pour cette belle aventure ! Next ?

_________________
Half Semnoz - Alpe d'Huez - Embrun 2017 - Paladru


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Jeudi 24 Août 2017 20:08 
tiens Jallet a arrêté le foot et s'est mis au triathlon ?


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Samedi 26 Août 2017 8:36 
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Sur le résumé d'Eurosport on aperçoit Steph au départ de la natation et Greg lors de l'arrivée d'un concurrent.
Reportage ciblé en grande partie sur des p'tits triathlètes Zamora, Vistica, Morel, Del Corral... aucun grand champion Rilliette dans le viseur, et ça va se plaindre de ne pas faire d'audimat... :mdrire:


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Dimanche 27 Août 2017 0:48 
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Bon je vais faire court, j’ai déjà fait assez long le jour de la course…
Je devais avoir 12 ans lorsque j’ai vu un résumé de 30 secondes de l’Ironman d’Hawai à Stade2 (c’était peut-être bien Gerard Holtz qui officiait à l’époque). Surréel, comment peut-on enchainer de telles distances dans trois disciplines différentes ? Pas pour moi, de toute façon, je ne nage que le crawl polo.

Fast forward 30 ans et me voilà inscrit à Embrun. C’est pour vivre le mythe que je me suis mis au triathlon en 2010. Après la montée en gamme (S, M et L), il est temps de passer à la distance reine et l’occasion de le faire en si bonne compagnie ne se représentera pas de sitôt.

Lundi 14, ces dernières semaines ont été longues mais il ne reste plus que quelques heures à patienter. Beninho refait son sac pour la douzième fois, Sam Sam est serein et enchaine les mots croisés (donc les Monts d’Arrée prennent bien 2 r…), lui manque que les charentaises au Prez.
Réveil à 3h45, petit déj, Ben refait encore ses sacs et on y va. Pas vraiment de stress dans le parc, content d’être là avec les copains, on gonfle les pneus, enfile la combinaison et direction la plage.

Stef et les autres filles sont parties depuis 10mn et le deuxième coup de pistolet lâche la meute. Je pars prudemment avec comme seul objectif d’éviter les coups. Raté, j’en n’ai jamais pris autant… Lunettes, mâchoire, sur le crâne, ça cogne, ça me saoule un peu et j’envoie des bordées d’injures en même temps que je tourne les bras. Il fait moins noir que je ne l’avais imaginé, je suis le paquet et fais une navigation correcte. Les bouées s’enchainent, déjà la fin du premier tour, le second passe aussi vite et revoilà la plage. Je glisse sur une grosse pierre au moment de me relever et replonge aussitôt. Rien de cassé, c’aurait été ballot de se faire une entorse.
A l’entrée du parc, j’entends des « Jallet, Jallet » ! Autant avec des « Allez Papa » criés par les enfants, on peut vite se tromper, autant là y’a pas de doute, notre club de supporters est bien présent (il est 7h15 alors bravo) et il m’ont reconnu, même en combinaison. A part Zig, Greg et Sergio tous les vélos sont là ! Je suis content de ma nat, Beninho arrive sur mes talons suivis de Brouette, tout est normal.

Je monte sur le vélo sans les attendre et me fait vite reprendre par Brouette. Je suis surpris qu’on monte à la même allure, il doit gérer. Je passe devant son fan club à Puy St Eusèbe avec quelques secondes d’avance et continue ma route. J’ai le ventre serré, mais comme j’arrive à boire normalement, je mets ca sur le compte du froid. On est à l’ombre et il fait encore frais.
Un arbitre me fait une remarque dans la descente vers le lac. Ça m’énerve parce que je ne drafte pas, je suis trop mauvais en descente pour essayer de suivre qui que ce soit… Mais bon, pas d’arbitre pas de course alors je freine et laisse 20 mètres de plus…
Au rond-point de Baratier je dépasse un Greg tout en retenue alors que je me laisse prendre par l’ambiance et apprécie les encouragements de nos supporters et du public. C’est bon d’être une Rilliette. Entre les ravitos et les arrêts pipis, c’est chassés croisés avec Greg et Brouette dans les boucles de la Durance où on a le vent de face ! Je n’appuie pas vraiment mais je les distance peu avant Guillestre. J’adore les gorges du Guil et je double à tout va, sans pour autant me mettre dans le rouge. Je mange, j’ai bu mes deux bidons et passe à la boisson énergétique des ravitos, un peu trop acide.

Il fait chaud dans l’Isoard, je sais que la ligne droite d’Arvieux/Brunissard est difficile et c’est là que je double Sergio. Les lacets dans la foret, Casse Déserte, les deux dernières bornes et le sommet. C’est le pied. Me voilà troisième Rilliette derrière Zig et Tricastor mais c’est le début de la fin. Je reste 10mn à manger mes crêpes et refaire mes bidons. Je discute avec CriCri qui repart plus vite et m’éjecte du podium provisoire.
Je ne rate qu’un virage où je sors un peu large et profite des kilomètres gratuits jusqu’à Briançon. C’est le retour, le vent souffle fort, il est chaud et nous sèche sur place. Je suis souvent seul et je m’endors un peu. Palon me réveille mais je ne double pas beaucoup, signe que je faiblis. Je m’arrête au ravito et Beninho me passe (content d’avoir résisté si longtemps quand même). Les kilomètres défilent et c’est le retour à Embrun. Gros coup de chaud en remontant sur la ville. Y’en a déjà un paquet qui sont sur le marathon alors qu’il me reste encore Chalvet ! Passage au-dessus des voies ferrées, j’y crois pas, cet accent qui m’encourage, je le reconnaitrai entre mille, c’est mon pote Phil qui a fait le déplacement avec DD. Belle surprise, j’ai presque versé une larme 100 mètres plus loin et ça m’a noué un peu plus le ventre mais merci les amis ! De dieu, il fait chaud et j’ai plus de jambes, faut que je fasse une pause a l’ombre. Je m’assieds, mange une crêpe, bois de l’eau. Je ferais bien une sieste tiens. 5mn que je me repose et voilà Greg qui surgit, tout en facilité. Brouette est 20 mètres derrière, écrasé sur sa machine. Merde, faut que je reparte. Je les suis à 30 secondes. Enfin la bascule, je me laisse aller et suis surpris de voir GG me doubler dans la descente. Beau tir groupé dans le parc à vélo où je tombe sur Beninho ! Incompréhension, bah qu’est-ce qu’il fait encore là ? Il m’annonce qu’il n’est pas sûr de repartir, il est déshydraté et ça ne va pas fort. Je ne suis probablement pas mieux mais je le remotive et on part ensemble, pas loin des trois autres. 9h50 de course, c’est mieux que ce que j’espérais, j’en oublie presque l’alerte dans le Chalvet.

Je pourrai au moins dire que j’ai fait le lièvre pour Beninho pendant 2 bornes. C’est après que le cauchemar à pied (CAP) commence. Une grande lassitude et le cœur qui ne monte pas. Je ne sais pas bien ce qui se passe, je bois pourtant un verre d’eau à chaque ravito mais j’ai les symptômes de la déshydratation... Je marche dans la bosse, trottine autrement. Au kilomètre 10, je commence à marcher même sur le plat ! Ca sent pas bon cette histoire. J’arrive à trottiner de nouveau sur la fin de boucle, histoire de faire bonne figure devant nos supporters. Tiens voilà Zoé, première fois que je la vois de la journée. « Allez Papa, c’est bien ». Je me traine comme jamais et pourtant ça me touche. Et puis ça change des « Allez Sylvain » (vous en faites pas pour Crapatueur, il va bientôt m’enrhumer).
Deuxième tour, en moins de 3mn, je me fais doubler par Crapatueur donc, Gregos, Ade et Sam. Gloups, la pilule est dure à avaler. Tous m’encouragent mais je suis au fond du trou et je n’en sortirai plus. Après le demi-tour sur la digue, mon estomac se contracte violemment, je suis scié en deux. Je vomis les verres d’eau du premier tour, m’allonge pour faire une sieste et repars au bout de 10mn. Je trottine de nouveau mais l’illusion est de courte durée. Zoé me suit quelques minutes, me parlant sans cesse (étonnant non ?). Je vois CriCri sur le bord du chemin, croise ensuite GG qui abandonne aussi. Je commence alors à calculer le rythme qu’il me faudra tenir pour rentrer dans les délais. Ce deuxième tour est interminable, le troisième sera pareil. Sergio me double, Steph aussi et je ne peux pas suivre. Beninho vole et me prend un tour, tout comme Tricastor quelques minutes plus tard. Je croise Zigmund pour la première fois de la course et suis rassure de le voir en si bonne position. Puis j’encourage Greg qui n’est pas loin derrière. Ils terminent leur course là où je voulais être, en moins de 15 heures. Bravo les gars ! Moi je ne sais pas pourquoi je continue. Notre fan club m’encourage à chaque passage, j’actualise mon ETA toutes les 30 secondes et je continue de marcher sans plaisir, comme un robot. Il fait noir, il fait froid aussi maintenant le long de la Durance. Mon calvaire à pied (CAP) s’achève bientôt. Sam Sam et Beninho sont encore là (c’est l’avantage d’avoir les clés de la cabane), Phil et DD aussi, avec Angélique, Béné et ma petite Zoé qui s’est inquiétée pour moi.
Le président m’ordonne de courir pour les 200 derniers mètres et je m’exécute. Même pas mal, tiens c’est trop con, peut-être que si … Je pourrai refaire la course pendant des heures dans les jours qui suivent. Je passe la ligne dans les délais mais sans enthousiasme. Je n’aurai même pas réussi à finir dernier. Lolo me rejoint dans le parc 3 minutes plus tard. Assis au milieu de 1000 chaises vides, lumière crue d’un lampadaire, la sono qu’on éteint au fond, on est un peu abasourdis…

Il faudra que je revienne dans quelques années (le 15 aout, ça m’arrange pas en 2018, 2019, 2020…). What’s next Tricastor ? Probablement Nice pour moi, j’essaierai de finir en courant… En attendant, il reste Paladru dans un mois pour une belle fête entre Rilliettes.

Après le week-end à Embrun avec Zig et Ben au mois de juin, j’avais écrit « On verra le 15 aout mais je garderai au moins d'excellents souvenirs de cette reco en bonne compagnie. » Prémonitoire. Mes meilleurs souvenirs restent associés à ces sorties vélo et aux navigations hasardeuses à Anse Lagoon avec les Rilliettes (trop nombreuses pour toutes les citer). Vivement la saison prochaine !

Je voulais faire court (bah je voulais aussi faire moins de 15 heures…)


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Lundi 28 Août 2017 22:34 
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Les guibolles reposées, les vacances terminées, l'esprit libéré, il est temps de revenir sur le BIG EVENT de cette année 2017.
16 Rilliettes au départ de l'Embrunman, même Jean-Paul Olivier n'y a jamais assisté.
Il fallait préparer l'événement sérieusement, efficacement, pour être au top le jour J.

Comme Stef, il fait bon se replonger en arrière pour se dire que jamais je n'aurais imaginé 8 ans plus tôt pratiquer cette discipline avec autant d’assiduité. Certes, je m'étais dit que "oui, effectivement, j'aimerais bien un jour pouvoir me la péter en soirée pour pouvoir dire entre deux chips: "ben ouais, je suis un Ironman" mais à l'époque cela ne me semblait qu'une vulgaire chimère....

Il faut croire que j'ai atterri dans un club fantastique, peuplé d'êtres hors du commun, avec qui j'ai d'abord vaguement cheminé, puis franchement bourlingué pour finalement arriver sous l'arche comme "finisher de l'embrunman" :onfire:

Au passage et avant le récit même de la course, je saluerai avec tout mon respect Maya pour m'avoir appris à nager, Isma pour m'avoir permis de franchir un palier, Fabrice avec qui j'ai préparé mon premier IM (sans pouvoir être au départ), Mym qui m'a aussi beaucoup appris et Kakadoi avec qui j'ai fait quelques jolies sorties cette année, sans oublier Marco, qui au delà de tout ce qu'il a pu faire pour ce club, m'a aussi bien conseillé sur la partie pédestre :bigups:

Les autres sont au départ: dans mes pronostiques, je m'attends à un duel Beninho-Tricastor. La troisième place semble à ma portée en projetant un duel au couteau avec Zigmund. Mais je me méfie aussi de Jallet qui semble bien préparé, Ade capable de claquer un super marathon, tout comme Sergio qui en ancien champion du monde de boxe sait arriver chaud le jour J. Pour cela, il faudra me rapprocher des 14h de course, en dessous desquelles j'espère passer.

15 Août 2017, Embrun, 5h59:
La meute est au départ, les fesses serrées, les yeux pétillants sous les hublots. Je suis au côté de Sam sur la partie gauche, la sirène retentit et c'est le grand bouillon. La navigation n'étant pas mon fort, je décide de suivre les pieds qui me précédent. Comme Mym et beaucoup d'autres, je perdrai un peu de temps en me déportant trop sur la gauche (4100m à la montre :? ) . Dommage, je ne prends pas trop de coups, je pose ma nage en trois temps, cherche la glisse en pratiquant le roulis (spéciale :bigups: à Isma). Avec surprise, je ne trouve pas le temps trop long et je prends carrément du plaisir sur le deuxième tour. La sortie de l'eau n'est pas trop dégeu en 1h17 et je retrouve mes camarades Rilliettes dans la zone de transition.

La Rilliette aime prendre le temps de s’apprêter, elle n'aime pas enfourcher son destrier sans avoir soigné son allure, ce qui me permet, à défaut d'avoir pu nager plus vite de gagner quelques places... :biggrin:

A la sortie d'Embrun, j'aperçois mon premier maillot jaune en la personne de Jallet. Je monte un peu sur les pédales pour revenir rapidement à sa hauteur et nous poursuivons la route ensemble. Nous montons sur un bon rythme et doublons énormément de concurrents. Je préfère alors temporiser et laisse l'ami filer avant le village de Puy Saint Eusèbe où je suis accueilli en héros par mon cop :blush:

Dans la montée, je taille le bout de gras avec un gars qui remarque ma feuille de route de Liège-Bastogne-Liège: "tu l'a fait aussi: 10h30! énorme comme moi. Tu vises quoi aujourd'hui, 8 h de selle pour un finish en moins de 14h, comme moi!" le gaillard finira 2 minutes derrière moi :wink:

Les hauteurs vers Saint-Apollinaire offrent un panorama splendide et la descente vers Savines donne l'impression de plonger littéralement vers le lac :wow: La route se poursuit agréablement et je retrouve Greg pour la première fois sur les balcons de la Durance. "Ne pas trop forcer dans les gorges pour attaquer au mieux l'Izoard" : C'est avec ce leitmotiv en tête que je continue d'avancer. 8:'

J'attaque le monstre avec de bonnes sensations mais peu avant Arvieux, j'entends Cricri Froum venir me narguer sur son 34*32 pour me déposer à peine plus loin. Puis, à sortie de Brunissard, c'est Warren Beninho qui me passe, plein de nonchalance: "je monte tranquille, je m'arrêterai un peu plus loin". A ce moment là de la course, je me dis que tout est dans l'ordre et je ne m'attends plus à voir grand monde avant la partie pédestre. Mais c'est aussi à ce moment là que je commence à accuser le coup: je gère la fin de la montée au bord de la fringale: je n'ose pas mettre la main à la poche de peur de tomber et je ne veux pas m'arrêter: j'attends casse déserte avec impatience et rêve du jambon beurre qui m'attend au sommet :bave: . Strava est impitoyable : 54 minutes entre Brunissard et le col (8km/h de moyenne). Je démonte le buffet en haut, le temps de voir arriver Greg #2 qui à l'air pimpant.

RAS sur le retour, j'essaye de me détendre les jambes sur le balcons avant d'attaquer Chalvet et je me demande à ce moment là si je suis toujours en course (personne devant, personne derrière, :roll: les écarts sont bien creusés... ) Dans Chalvet, je me fais rattraper par Greg #3 et je décide de m'accrocher. Nous reprenons Jallet qui n'est pas au mieux). Arrivés au parc, nous reprenons sur la ligne Beninho et nous entendons le speaker annoncer l'arrivée de Zamora :shock:

C'est donc à 5 Rilliettes que nous nous changeons puisque nous voyons arriver en trombe GG dans le parc. je propose alors que nous finissions en équipe en prenant des relais mais mes compères ne semblent pas du même avis: ça tangue à droite, ça couine à gauche... Bon je décide de partir seul dépassé rapidement par GG qui part :80: à 12 km/h

J'essaye de tenir un 10km/h mais dès la première montée, je marche. C'est alors que SherpaGreg #4 me relance et nous trouvons notre rythme ensemble. C'est qu'on est bien à l'arrière d’une familiale TDI... Nous revenons rapidement sur GG qui coince, puis Cricri à l'arrêt. Ce n'est qu'à la fin du premier tour que Ferrarinhonous repasse. Pourtant, il n'arrive pas à creuser... Nous entamons le deuxième tour roues dans roues Beninho - moi - Greg. A ce moment là, les jambes commencent à être vraiment dures et Beninho s'envole. Au demi-tour sur la Durance, je fais un écart et il a déjà pris 15 minutes d'avance :shock: Puis, au même endroit position inversée, je croise Sam pour la première fois depuis la plage. Un rapide constat me permet de conclure que si je continue à me traîner comme ça et si Sam avance à l'allure de Beninho, je risque de revivre le "Rumillysgate" :non:
A l'entrée du troisième tour, je retrouve mon cop descendu de sa montagne eusébienne et ça fait chaud au cœur :blush: :inlove:

Mon fils court quelques mètres à mes côtés, me prend la main et me dit "Papa, on va au manège!" - "euh..fiston, t'es gentil, mais mon manège à moi, c'est pas toi, c'est 1h30 de course à pied avec les jambes en bois et Sam Sam au cul :trampoline:
Je croise alors CrapaTUEUR :nervous: , la casquette vissée, le regard baissé et une allure de folie. Je sais qu'il me rattrapera... Chose faite quelques kilomètres plus loin... je me sens alors comme dans Jurrasik Parc lorque le type sur les toilettes se fait bouffer par le T-Rex. Inutile de résister à DenverTueur, le dernier dinosaurilliette :faitpeur:

Je reprends quand même un peu d'allant me disant que je serai Finisher et qu'il faut résister au retour de Sam Sam... Celui-ci coincera un peu dans le dernier tour et c'est au même demi-tour que je lui annonce guilleret qu'il ne m'aura pas cette fois-ci :razz:

Le tapis bleu pointe le bout de son nez et je finis derrière GRegTDI #5 avec qui nous savourons une bonne bière :trinque2:

Pas trop le temps de s'attarder mais je vois quand même Sam arriver puis Gregos quelques minutes plus tard.

:bigups: à Stef, Ade, que je n'aurais pas vu de la journée, CricCri et GG qui ont fait un beau vélo, Lolo, admirable de courage qui s'est offert un joli cadeau d'anniversaire. Mekitrun qui fait une belle course. Bravo aux deux ex-rilliettes Mym 11h30 - 40° :shock: et Dav 13h30.

Merci à tous les bénévoles: c'est rare une manifestation sportive d'une telle ampleur gérée uniquement par des bénévoles et ça se respecte :bigups: Merci aussi à la cohorte de supporters restée toute la journée à nous encourager :bigups:

Pour la suite, on verra ce que 2018 nous réserve niveau sportif. J'espère revenir à Embrun en 2019 avec l'objectif de descendre sous les 14 h ( -5' en nat, -20' à vélo et -15' à pied et ça passe :lol: )
En attendant, je vais me préparer pour la sainté-lyon et pour pouponner au mois de janvier puisque Gaspard aura bientôt un petit frère ou une petite sœur :inlove:
A bientôt les amis :coucou:

_________________
Embrun 2017 Finisher :mrgreen:
Sainté-Lyon 2017 :bomb:


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Mardi 29 Août 2017 0:29 
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Si nous étions un ordre de chevalerie, nous serions les Chevaliers de la Rilliette ! :razz:

La dernière croisade en l’an 2012 est déjà bien ancienne … :sleepy: nous avons bien tenté quelques incursions sur les dernières années, avec des percées notoires :satisfied: , mais il fallait une nouvelle épopée, un rassemblement digne de ce nom, une nouvelle légende à écrire, … La Rilliette a la foi et elle l’a encore démontrée :shock: . Nous fûmes 16 combattants à répondre à l’appel du Grand Maître pour en découdre dans le Temple alpin du triathlon : Embrun ! Et déjà une première victoire collective : Les Chevaliers de la Rilliette étaient l’Ordre le plus représenté de la Croisade Embrun 2017 ! :bigups: :wink:

Une croisade ne peut se réduire à la bataille finale, c’est une aventure au long cours :oops: . Elle part toujours de très loin … un appel furtif de notre Evêque de Chambéry, Monseigneur Lolo 8-) … dans sa grande piété, il a senti cet élan renaissant … cette fébrilité qui emporte tout quand elle est chatouillée … les Chevaliers de l’Ordre venaient de plus en plus nombreux ferrailler au pied de sa tour … Et des fins fonds de la Chrétienté, émergèrent les plus surprenantes des équipées. :mdrire:

De Bigorre, les preux Chevaliers CriCri et Ade répondirent à l’appel, tôt rejoints par les Chevaliers Teutons Jocelyn, Tricastor et Zigmund, tous suivis de leurs fidèles écuyères, aguerries au support de la troupe … Les ordres religieux ne furent pas en reste : sur les traces de Monseigneur Lolo et sa suite, les moines trappistes ont envoyé le goulu frère Greg, des Marches de Flandres, et le frère convert Brouette, adepte du ravitaillement en tout genre ; les moines copistes missionnèrent le Frère Sylvain, qui ne se dépare jamais de son script personnel, le romantique frère Hugo, car il porte la victoire en lui ; les Bénédictins laissèrent partir le Père Abbé Gregos, toujours prompt à rappeler la règle de St Benoît. Du cœur de l’Armorique, la Confrérie de la Crêpe a insisté pour nous assister de son Maître en Intendance, le bon Jallet, accompagnée de sa belle Zoé, friande de chansons de geste, tandis que la Confrérie de la Tarte nous confiait le joyeux Sergio et son dévoué associé, le beau GG :mdr: . Pas de Grande Compagnie sans prince ni princesse : le jeune Ben de Lusitanie, fébrile mais vaillant, fut convaincu par la Crêpe ; et la princesse Steph, des hauteurs de Monaco, n’a pu résister à ce vent d’aventure et la tentation de porter fièrement sa fameuse devise « Cabot qui gratte abat jour » (comprendra qui pourra, c’est du vieux françois très imagé :roll: ). Sur le chemin, ils ont ramassé un pauvre ermite un peu perdu, Sam Saminable, qui se retrouva bien malgré lui embarqué dans cette aventure … bien qu’ayant décidé depuis bien longtemps de se retirer de la vie ironmanstique, comment résister à une telle vague magnifique et grandiose … ? Ce qui seul est souvent une peine perdue, prend une dimension magique en si bonne compagnie. :razz:

Dois-je vous raconter la bataille finale ? Où nous avons perdu les vaillants chevaliers CriCri et GG … Que dire de la bravoure des chevaliers Sergio, Jallet, … touchés, blessés mais non vaincus ? De la fougue de la princesse Steph qui fit aussi bien que ses illustrent grandes sœurs Virginie de la Balayette et Bambi de la Raquette ? De son éminence Lolo, qui après avoir ouvert les portes de la cathédrale, les referma en s’assurant que tout le monde était bien rentré au-devant de lui ?... Mais je ne puis tout vous raconter … car je n’étais pas en première ligne… En bon détrousseur de cadavres qui je suis, certes lâche mais avisé, je suis arrivé un peu après la bataille … et pris pour toute richesse ce que le champ d’honneur voulait bien me laisser … des âmes aux abois, certaines agonisantes, … quand on a déjà souffert, on n’est plus regardant, pas de petit profit … :sigh:

Voyez-vous, ma préparation, entrecoupée de deux longs pèlerinages au Levant, m’astreignait au profil bas. La vie ascétique, aussi, appelle au détachement. Je n’ai plus cette fougue qui animait ma foi … peut-être suis-je gagné par une nouvelle sagesse, ou est-ce un abandon de mes illusions ? La quête du Greg … euh du Graal :roll: … s’éloigne comme un idéal fou, inaccessible … C’est triste, mais c’est beau aussi, non ? :razz:

Bref, il fallait d’abord traverser ce bout de Durance – je ne vous ai pas dit, mais ce Temple du triathlon en Durance trouve, à travers des élévations forts peu communes, un aboutissement qui transcende le pèlerin … si si … 8-O -, un long gué donc, à traverser par nuit noire, et ce fut longuet et peu gai … quoique … l’aube qui s’annonçait sur les crêtes était un spectacle splendide ... vite gâché par la perspective d’un petit bigourdin débraillé qui me précédait à la sortie de l’eau … Contrit :evil: , je me précipitai vers la première chapelle pour 10 bonnes minutes de confessions des plus nauséabondes … et c’est tout à fait allégé que j’enfourchais enfin ma monture :nervous: … il était écrit que je devais attendre Frère Sylvain et faire pénitence dans son arrière-train … position fort confortable pour l’avoir pratiquée, mais dont il me soulagea très vite de la tentation … dès les premiers contreforts, je me retrouvais donc à fermer la marche des Rilliettes – du moins ceux qui en portaient les couleurs car j’ai un doute sur le Sieur Jocelyn – et même si j’étais d’avis qu’on l’aborde molo, n’empêche, comme disait Tonton Fernand, à la retraite de Russie, c’est les mecs qu’étaient à la traîne qu’ont été repassés … ! Bref, je me languissais d’une compagnie bien grasse de chez nous … :cry:

Heureusement, on ne déplace pas comme cela un homme au grand Cœur, et je finis par rejoindre la suite du Lolo qui menait train de Monseigneur … après moultes respects d’usage, je me proposais de lui ouvrir la route jusqu’au calvaire d’Izoard … :mrgreen: et nous croisâmes dame Stéphanie qui arrosait les fleurs de son balcon … :roll: Avant d’être un chemin de croix, l’Izoard est un chemin tout droit … :shock: mais comme en 2012, bon crétin que je suis, j’y avais marqué toutes les stations … je laissais Sœur Stéphanie a sa piété et je mis un point d’honneur cette fois-ci à ne point couper mon chapelet avant le sommet … et son ravissant ravito ! :razz: Un ravito n’arrivant jamais trop tard, j’y philosophai longuement sur la nécessité de reprendre ma route contre l’utilité d’une pause revigorante et salutaire … de quoi voir revenir Monseigneur Lolo puis Dame Steph qui me firent l’honneur de partager ma table. :trinque2:

Mais, j’eus beau dire que la course commençait ci-haut, comme la Belle ne descendait pas de son balcon, et l’homme de Robe se dérobait, je plongeai donc dans les sinuosités de la descente, où le poids de mes péchés ne laissait aucune chance à un Saint Homme :roll: . Le retour fut une longue traversée du désert, mais comme j’avais fait l’entame à forte économie, il fut sans douleur, le Pallon une élévation et le Chalvet une transcendance. En 2012, j’avais rejoint Frère Lolo et Sœur VB au pied d’Embrun … je pensais donc retrouver compagnie à cette étape. De fait, une tunique jaune et bleue se dandinait au devant de moi tout au long du Chalvet … Quelle fut ma déception après avoir décliné la généalogie morphologique de l’arrière-train rilliette de découvrir qu’il s’agissait d’un club renégat, pale imitation de notre glorieux blason … :evil: bref, je rentrai bredouille au parc, avec cette désespérante perspective de passer de la noble cavalerie au vulgaire fantassin, sans aucun soutien que ce soit.

Or, je fus tout à ma joie :onfire: d’entrevoir Frère Sylvain profiter de cette étape. Joie de courte durée quand je réalisai sa position fort compromettante :sly: … même religieux, un homme reste un homme … j’ai donc fui le parc comme on fuit Satan, en espérant ne jamais être rattrapé par cet esprit concupiscent … :mdrire:

Tout à mes prières, je montai vers Embrun. Le Ciel m’appelait et me portait… ma Mission : ramasser les âmes perdues … la première, le Joyeux Sergio, transfuge de la Confrérie de la Tarte converti à la Confrérie de la Tartine … :mdr: , puis plus bas vers les Enfers, le chevalier CriCri que les profondeurs engloutissaient, entrainant dans sa perte le beau GG … :cry: pas bien loin, le consciencieux Jallet faisait la crêpe … :nervous: tandis que Père Gregos s’emmêlait dans la Règle de St Benoît et le chevalier Ade, plus bigot que de Bigorre, se prosternait au pied de la cathédrale d’Embrun … :huh: Pardonnez-moi si j’avoue avoir cru à ma propre résurrection à ce moment-là, mais je gravis la deuxième ascension comme un minuscule Golgotha et je me vis finir le troisième jour … pardon, tour… comme un Messie. Mais j’oublie de vous dire que j’avais déjà vu passer le Frère Sylvain comme un beau Diable depuis bien longtemps … :sarcasm: et que l’apocalypse m’attendait au pied de la Durance … tels Charon sur la rive du Styx, je croisais les deux trappistes Greg et Brouette qui me rirent au nez à l’entame du 3ème âge, et je plongeai dans une déchéance qu’un finisher honnête mais courageux connaît trop bien … :cry: l’impératif d’en finir … un suicide collectif … une marche de morts-vivants sortis à la nuit tombante … La vieillesse est un naufrage disait DeGaulle :splash: … Après avoir naïvement cru en un marathon record, puis l’avoir multiples fois ré-évalué, dégradé, ratatiné … je manque même la barre des 15h pour finir en 15h04 … avec un peu de dépit et beaucoup de nausée.

Voilà … comment décrire cette sensation sur un champ de ruines … les lendemains de bataille sont toujours cruels et désabusés. Je me prends à envier les désormais Saints CriCri et GG, fêtant leur martyr aux côtés de St Pierre tandis que je suis appelé au Tribunal de mon sacré Greg … « alors Sam Saminable, on se prétend du Nord et ça ne tient pas une mine … c’est terri …ble ! » :mdr:

Bon, on a beau commencer un long CR assez frais, on finit saoulé … comme à Embrun :bleu: . Je finis mon verre pour avouer que j’ai adoré cet enfer, et que même si une Croisade est souvent pour une cause perdue, qu’est-ce qu’on s’est marré ! Je rêve que l’Ordre des Rilliettes soit un jour dissout comme les Templiers par un Roi et un Pape, car nous sommes riches de souvenirs impérissables ! Et le dernier mot pour les accompagnatrices/teurs qui ont été encore plus vaillants. Leur soutien et leur bonne humeur furent d'un réconfort incroyable :wink: Vivement la prochaine Croisade ! :razz:

_________________
2016 : j'ai perdu à la courte paille :mrgreen:


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Mercredi 30 Août 2017 15:11 
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Bon, c'est parti pour le CR, j'espère que j'arriverais au bout, j'ai un peu de mal à finir ce que j'entreprends en ce moment :lol:

C'était ma seconde participation à l'Embrunman. La précédente datait de 2012 (déjà un beau déplacement groupé de rilliettes). Elle s'était soldée par un finish à la volonté après un marathon en plus de 6H00 durant lequel j'avais passé davantage de temps à marcher qu'à courir et assisté impuissant au retour de SAM qui m'avait déposé au 32ème kilomètre, après avoir fait une hypo dans l'Izoard et posé le vélo près d'une heure après moi, prouvant une nouvelle fois sa capacité à surmonter des défaillances auxquelles même un ours ne survivrait pas :shock: . Je vous le dit, cet homme est une bête !!! Autant dire que j'avais à coeur de faire mieux En 2017 et le bon déroulement de ma prépa m'encourageait à le croire jusqu'à ce qu'une déchirure au mollet vienne doucher mes espoirs 2 mois pile avant l'objectif :? .

Le toubib m'annonce entre 7 à 8 semaines pour me remettre. Bref … c'était mal barré et j'hésite même à m'inscrire. Positif de nature (et ayant déjà réservé mes vacances pour toute la famille), je garde quand même espoir et met tout en œuvre pour essayer de raccourcir au maximum le délai de guérison, avec succès puisque je peux finalement reprendre la course seulement 4 semaines après ma blessure (merci la cryothérapie et la kiné recommandée par Stef). Je décide donc de suivre la troupe, ça aurait quand même été dommage de rater la fête en étant sur place :-)

Reste quand même un gros point noir :? je n'ai pas pu courir pendant un mois et ma préparation à pied se limite à quelques petits footings sans sensations qui m'ont peu rassuré quant à ma capacité à tenir un marathon. Pas le choix, il faudra faire avec et compter sur la forme du moment pour compenser mon manque de bornes.

Me voici donc au départ de ce nouvel Embrunman ce mardi au petit matin, en pleine concentration pour aborder cette longue journée qui s'annonce, prêt à en découdre avec la tribu rilliette qui a fait le déplacement en nombre (16 inscrits sur une épreuve aussi difficile que l'EMBRUNMAN, c'est un sacré record !!!).

Après avoir assisté au départ des féminines et de Stef, la meute est lâchée et nous nous jetons à l'eau. On sent que les gars rongent leur frein depuis un moment, ça tabasse un max et j'ai du mal à poser ma nage. De fait, je me retrouve rapidement en surrégime obligé de brasser pour reprendre mon souffle. Je me remets en crawl après avoir laissé partir les excités mais c'est en brasse que je suis le mieux, je garde mes trajectoires et, paradoxalement, me fatigue beaucoup moins. Comme je suis un pragmatique, je décide de garder ce qui marche et c'est parti pour 3800 m quasi exclusivement en brasse. Le premier tour se passe bien et comme en 2012, le soleil se lève lorsque j'attaque le second. Je poursuis ma stratégie et approche de l'arrivée. À 400 m du but sur une poussée de jambe un peu trop brutale je ressens une violente douleur au niveau de l'ischio gauche, la tuile … plus possible de brasser, la douleur est trop vive. Je finis en crawl et regagne ma chaise tout en psychotant sur la suite :sleepy: .

T1 rapide, je garde mon shorty club et enfile mon maillot de vélo, plus confortable et plus pratique pour emmener mon stock de barres et gels. Je constate que mon vélo n'est pas seul. Tiens, j'ai du pas trop mal nager. SAM arrive sur ces entrefaites, on s'encourage en deux mots (c'est ça les vieux couples, un regard en dit souvent plus long que des mots :inlove: ) et je décolle pour attaquer le gros morceau du jour (et puis c'est toujours un plaisir de sortir du parc à vélo avant SAM :mrgreen: ). Dans la précipitation j'en oublie mes lunettes de soleil, trop tard, on fera sans … 8-)


Les premiers kilomètres se font à l'écoute des sensations, ça tire au niveau de l'ischio mais sans que cela m'empêche vraiment de produire mon effort. Je poursuis donc en partie rassuré. Après avoir admiré l'œuvre artistique à la gloire des rilliettes inscrite à jamais (ou presque) sur la route de l'EMBRUNMAN par Sergio, je rejoins STEF puis c'est BEN qui me dépose, ce qui m'étonne car je le pensais déjà loin. Il me précise être passé par la tente pour se changer intégralement (je comprends mieux!).

Il me passe à bon rythme et je n'essaie pas de suivre, soucieux de me préserver pour durer. Les premiers lacets s'enchaînent bien, il fait frais et cette partie du parcours est toujours aussi magnifique. Nous arrivons rapidement sur la route de Savine où je retrouve BEN. Je veille à ne pas drafter mais les regroupements de concurrents compliquent les choses et les arbitres n'arrêtent pas d'annoter leurs tablettes. Finalement sans conséquences. Puis c'est le passage devant le public et la famille au rond point de Baratier … toujours autant de frissons à ce moment de la course  :lookround:

Le vent est relativement présent sur cette première partie et j'ai hâte d'attaquer les premières pentes de l'Izoard pour être un peu à l'abri, toujours plus à l'aise dans la pente que dans le vent. Première pose technique avant d'attaquer les balcons de la Durance, BEN en profite pour repasser. La route qui nous emmène jusqu'au rond-point du Queyras passe relativement rapidement et je suis bien content d'avoir mes prolongateurs pour m'économiser face au vent. J'aperçois une dernière fois BEN qui à son tour fait une pose puis c'est les gorges du Guil. Je reste sur un rythme tranquille, en veillant à m'alimenter régulièrement et à ne pas gaspiller mon énergie en relances inutiles. Deuxième pose technique avant d'arriver dans les fortes pentes (signe que l'hydratation était bonne à ce moment). Arrive enfin la montée de l'Izoard, après avoir rejoint GREG un peu plus bas c'est BROUETTE que je retrouve dans les premiers lacets. Difficile de savoir s'il est dans le dur. Chacun semble avoir enclenché le mode « éco » pour gérer au mieux l'ascension et en garder sous la pédale pour la suite. Contrairement à la légende, les rilliettes sont prudentes et elles ont bien raison car la route est encore longue ! Arrive la longue ligne droite de Brunissard que je sais usante. La température est montée et je commence à avoir chaud mais je prends mon mal en patience et passe sans trop de difficulté. Les derniers lacets avant case déserte sont raides mais les quelques passages à l'ombre et la fraîcheur du sommet font du bien et me donnent un regain d'énergie, je rejoins SERGIO qui me dit réduire l'allure pour se préserver. Il m'indique que JALLET est juste devant. Je bascule sur case déserte et c'est la dernière partie de l'ascension. J'ai bouclé cette première partie en 4h30, sans avoir l'impression d'avoir forcé. Au sommet je retrouve effectivement JALLET. On prend le temps de discuter en mangeant nos crêpes (j'ai adopté récemment le même régime breton :tonbreu: ) puis je file pour aborder le retour sur Embrun.

La descente sur Briançon me permet de rattraper encore quelques concurrents peu à l'aise en descente puis c'est la traversée de la ville et le retour dans la vallée. Je n'aime pas cette partie, on passe de l'air frais des sommets à la chape de plomb de la plaine, le parcours devient plus urbain et le thermique souffle fort rendant l'effort usant physiquement et mentalement. À partir de là, les choses se compliquent pour moi :? . Il reste environ 70 km à parcourir mais la route est pénible avec alternance de bouts droits dans le vent, montées sèches plus ou moins longues sans possibilité de vraiment récupérer dans les descentes qui suivent. Je sens que je suis en train de basculer dans le dur. J'ai du mal à m'alimenter et à m'hydrater. Mon capteur de puissance confirme mon impression. J'essaie de rattraper le coup en ingurgitant gels, barres et boissons iso mais rien n'y fait. Je laisse mes dernières forces dans Pallon et sur les bosses de la Durance. Arrivé au bas du Chalvet, s'est la panne sèche. Je suis obligé de m'arrêter une première fois avant d'attaquer la pente puis à nouveau 2 fois pendant l'ascension. La montée me paraît interminable. J'arrive en haut épuisé. Après une courte pose pour m'alimenter au sommet je bascule vers le parc. Je pose finalement le vélo après 7h54 d'effort. J'ai mis 30 mn de moins qu'en 2012 avec pourtant 12 mn de pose (7h42 roulé). Il est clair que mon niveau en vélo cette année était nettement meilleur. Pourtant je finis exténué, sans trop comprendre pourquoi. Avec le recul je pense que je me suis déshydraté sur le retour et que ma réaction a été trop tardive pour rattraper le coup.


À T2 un kiné me propose un massage, ce que j'accepte bien volontier. Je suis complètement cuit, n'arrivant même pas à distinguer mon emplacement, je pose le vélo à l'emplacement de GREGOS (ce qui lui vaudra quelques hésitations à son arrivée dans le parc, désolé GREGOS) et je m'assis à la place de SERGIO qui héritera d'une partie de mes affaires (à l'occas je récupèrerais mon gant SERGIO :wink: ). Plus du tout lucide … je suis complètement à l'ouest !!! Je sais alors qu'il me sera très compliqué de courir mais par expérience je sais aussi que le corps dispose de ressources insoupçonnées (on se rassure comme on peu ...). Je me lance donc sur le marathon avec l'espoir que le dieu triathlon me redonne un peu d'énergie mais dès les premiers mètres le constat est sans appel … impossible de courir. Je marche jusqu'au premier ravito. J'essaie à nouveau de courir mais je ne tiens pas plus de quelques mètres. Je fais quand même l'effort devant notre fan club posté sur la ligne droite de la Durance et puis c'est à nouveau la marche jusqu'au ravito suivant. Le corps refuse de se mettre en mode course …. Je poursuis mon chemin de croix dans la montée vers le village en compagnie d'un jeune du club de Vaulx dans la même situation. Je l'encourage, c'est sa première participation. Je lui dit de ne pas lâcher qu'il le regretterait pour une première. Ces bons conseils je ne me les applique pas à moi même. Je sens au fil des mètres que je n'arriverais pas à prendre le dessus et après les jambes c'est la tête qui commence à lâcher. Le temps me paraît interminable et je vois revenir une par une les rilliettes. BEN qui a l'air très bien, GG qui à ce moment-là me fait bonne impression puis le binôme BROUETTE et GREG qui me semble sur un petit nuage. GREG m'encourage à suivre mais, impossible, je n'arrive pas à courir. Arrivé au km 10 la douleur au niveau de l'ischio se réveille, même la marche devient pénible. C'est la bascule, ma décision est prise, je décide d'abandonner à la fin de la première boucle. Je n'ai pas la force de revivre le calvaire de 2012, d'autant qu'à l'époque j'avais pu courir au moins les premiers kilomètres. Au rythme qui est le mien je suis parti pour un marathon en 7h00 ou plus dans la douleur. De retour sur la Durance j'informe la famille de ma décision. Ils tentent sans succès de m'encourager à poursuivre. Karine Simonot me propose d'attendre LOLO pour finir avec lui mais à ce moment je ne me voit vraiment pas poursuivre dans ces conditions. Je rentre donc dans le parc et informe l'organisation de mon abandon. Fin de l'aventure …

Évidemment avec le recul et l'oubli des sensations du moment, je me dit que j'aurais pu continuer, que le deuxième tour m'aurait peut-être permis de me relancer … on ne saura jamais. Ce qui est fait est fait et on ne peut pas revenir en arrière.

Reste une belle aventure entre rilliettes et de beaux moments partagés avant, pendant et après la course. Je reste admiratif des performances de l'équipe présente, la plupart étaient novices sur la distance et Embrun n'est pas l'épreuve la plus facile pour se lancer. La préparation a été sérieuse et la course gérée en vieux groniards. Bravo Stef, bravo les gars vous avez étaient énormes !!!! :12sur10:

Pour ma part mon goût pour le travail bien fait en a pris un sacré coup mais têtu comme tout bigourdan qui se respecte, je ne compte pas en rester là … ce serait dommage d'interrompre une si jeune carrière sur un abandon … :mrgreen:

Bises les rillietttes, l'ironman ça fait mal mais c'est un sacré concentré d'émotions, difficile de s'en passer une fois qu'on y a goûté !!!

Cricri


Modifié en dernier par Cricri de bigorre le Mercredi 06 Septembre 2017 7:47, modifié 1 fois.

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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Samedi 02 Septembre 2017 23:51 
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Triposteur habitué
Triposteur habitué

Enregistré le: Samedi 15 Décembre 2012 21:53
Messages: 92
Au soir du 24 septembre 2016, après avoir fait voler en éclats les « raiders » à Paladru, je prends la décision que 2017 sera pour moi l’année d’Embrun.
Commence alors la programmation de toute la préparation, le choix du programme d’entrainement sur 24 semaines, la pré-préparation antérieure à ces 24 semaines semaines afin de ne pas augmenter la charge d’entrainement de manière trop subite…
La reprise de l’entrainement démarre donc début novembre 2016 pour s’achever le 14 août 2017 au soir avec 230km de natation, 6700km de vélo (84kmD+) et 870km à pied.
Ma préparation se sera passée sans encombre au niveau blessure et aura été ponctuée de nombreuses sorties longues à vélo avec Zig et Jallet, le point culminant de ma préparation étant le week-end de début juin à Embrun pour la reco!

Je débarque donc à Embrun le dimanche 13/08 matin où je rejoins SamSam et Jallet avec qui nous partageons le logement au camping Le Petit Liou.
Grâce à ma préparation, et malgré le stress de l’évènement, je reste assez confiant en me disant surtout que j’ai mis toutes les chances de mon côté, donc maintenant : « Advienne que pourra » !
Samsam fait également parler son expérience de ce genre d’évènement, je l’écoute donc attentivement et cela m’aide grandement à faire tomber la pression.
Désormais je n’attends plus qu’une chose : que le départ soit donné !

Le mardi 15/08, 3h45, le réveille sonne, c’est enfin le grand jour !
Après un petit déjeuner, nous rejoignons l’aire de transition vers 5h avec SamSam et Jallet après 15 min de marche en guise d’échauffement.

T0
S’en suit les derniers ajustements de sacs de transition/ravitaillement…

Natation
Direction le départ natation où je retrouve Jéjé. Puis le coup de canon est donné… L’eau semble assez fraiche à l’entrée (j’ai misé sur une stratégie sans mise à l’eau avant le départ pour ne pas avoir froid dans l’attente du départ). Je suis placé plutôt vers l’arrière mais sur les premières centaines de mètres, ça se bouscule. Je prends un bon coup de talon dans les dents au bout de 300m (à quand l’interdiction de la brasse en triathlon ? hein Cricri ?) ce qui me désoriente pendant quelques mètres et me vaudra un petit détour… Je nage la suite du premier tour plus sereinement et je boucle les premiers 1900 m en un peu plus de 37’.
Le 2ème tour se passe normalement, à la même allure et je sors de l’eau en 1h15, exactement dans mes temps envisagés. A la sortie de l’eau, j’aperçois Jallet 10 m devant qui file au pas de course pendant que je retrouve mes esprits en marchant.

T1
J’arrive dans l’aire de transition puis file dans une tente pour me changer complètement en tenue de camouflage. Lorsque je reviens à mon vélo, plusieurs Rilliettes ont filé (Tricastor, Jallet, Cricri, Brouette), mais qu’importe, je ne suis pas venu à Embrun pour faire la course ! 8 minutes plus tard, je quitte l’aire de transition et attaque le vélo.

Vélo
J’attaque la première partie montante assez excité par le public massé sur les côtés de la route. Je rejoins Stef au bout de quelques km puis CriCri qui gère sa montée tel un métronome. Nous nous doublons et redoublons avec Cricri jsuqu’au 40ème kilomètre. Le passage sur le pont de Savines étant étroit et le nombre de concurrents étant important, impossible de respecter les 12 m par rapport au vélo qui nous précède. Cela me vaut un petit moment de doute car un arbitre note sur son carnet tous les numéros de dossard sans sortir de carton. Je viens aux renseignements de l’expérimenté Crici qui me rassure en me confirmant que ce n’est qu’un avertissement sans sanction !
Arrivée ensuite vers Baratier où le clan des supporter Rilliettes, nous encourage ardemment, même si je ne verrai pas ma supportrice favorite, Angélique, noyée dans la masse de public. Je continue un peu déçu de ne pas l’avoir vue, car ce n’est pas tous les jours qu’elle fait le déplacement. Mais qu’importe, cela me donnera une motivation pour la suite de la course…
La partie le long de la Durance se passe normalement, on se double puis redouble avec Crici suite à nos pauses techniques. Puis les gorges du Guil se présentent, ce tronçon est plus difficile que le jour où j’ai fait la reco car le vent de dos est bien moins présent. Je ne m’affole pas pour autant, laisse filer Cricri, rejoins Greg puis j’attaque la grimpée de l’Izoard.
Peu avant Arvieux, j’aperçois avec surprise Brouette, ce qui me donne un gros coup de boost, je gère mon retour pour ne pas le doubler trop vite, puis le passe au niveau de Brunissard. Un peu plus haut je reviens sur Sergio qui ne semble pas au mieux. En revenant à sa hauteur, il me signale gérer son effort après un premier tiers de course à l’attaque !
Je gère ma montée jusqu’au sommet où mon ravito perso m’attend. A l’ouverture de mon sac, surprise ! J’ai oublié de prendre ma poudre isostar. Avec du recul, je pense que je n’ai pas suffisamment fait et refait mes sacs la veille de la course. ;-) Je décide donc de prendre un bidon d’énergie de l’organisation mais la boisson est tellement acide qu’il m’est impossible de la boire et je la jetterai au ravito suivant pour finir le vélo à l’eau claire !
La descente de l’Izoard est agréable même s’il faut rester vigilant avec quelques virages serrés.
Le retour après Briançon est, comme prévu, difficile avec, soit le vent de face en fond de vallée, soit des enchainements de montées/descentes qui cassent les jambes. Je profite de quelques fontaines pour me rafraichir car le soleil tape fort.
Arrive ensuite la côte de Pallon où la pente conjuguée à la chaleur rend la montée vraiment difficile mais tout va encore plutôt bien. Quelques kilomètres plus loin, je passe Jallet, arrêté à un ravito.
Retour sur les balcons de la Durance où je sens tout à coup la déshydratation arriver. Je repense à mon oubli d’Isostar ce qui a pour effet immédiat de me mettre le moral à « 0 ». Je continue en me sentant de moins en moins bien mais je m’efforce de boire un maximum. Alors que j’aurais besoin d’une pause, je file vers le pied du Chalvet en shuntant un ravito : ma lucidité n’est plus là.
La montée du Chalvet est un véritable chemin de croix, je suis à l’arrêt et me dis qu’il me sera impossible de continuer après le vélo. J’arrive enfin en haut et décide de m’asseoir 10 min au ravito ou j’avale quelques coca que j’ai bien failli rendre dans la descente.

T2
Retour au parc à vélo, où je suis rejoint par Greg, Brouette, Jallet puis Jéjé !
J’annonce à Jallet que je vais probablement abandonner car je n’en peux plus ! J’ai à peine fini ma phrase qu’il m’encourage à m’accrocher. Nous prenons notre temps à la pause, Brouette, Greg et Jéjé en profitent pour filer.

Càp
Nous partons ensemble avec Jallet quelques instants après. Je me dis que je vais essayer de le suivre quelques km pour essayer de me « refaire la cerise ». Au bout de 3 km, je prends un petit peu d’avance au profit d’un ravito dans l’idée qu’il me rejoigne plus loin mais Jallet ne me rejoindra pas. Je continue ma course en marchant dans la grande montée afin de limiter la débauche d’énergie et espérer aller au bout (surtout qu’il reste encore 35 km…).
Une fois arrivé dans le village d’Embrun, la foule massée dans les rues me fait oublier mes pensées noires émergées 30 minutes plus tôt et ma course commence réellement à prendre tout son sens. J’accélère dans les descentes me sentant de nouveau en pleine forme. Je fais le yoyo avec un triathlète d’Angoulème avec qui on va discuter jusqu’au 15ème km à un rythme correct. Durant cet intervalle, j’en profite également pour doubler coup sur coup Greg puis Brouette et Cricri.
Je finis le premier tour à 10km/h de moyenne et je comprends à ce moment-là que j’irai au bout, je me sens bien musculairement. Cet euphorie indescriptible me donne désormais l’idée d’essayer de faire la course, et ce pour la première fois depuis le départ. J’accélère le long de la Durance où Angélique ainsi que tout le fan club des Rilliettes sont judicieusement positionnés depuis le début du marathon. J’apprends également ce qui est arrivé à Jallet, que Jéjé a abandonné, et j’aperçois Cricri peu avant son abandon. Je comprends donc que je suis 3ème Rilliette derrière Zig et Tricastor. Connaissant la course à pied de Zig, je me dis qu’il doit probablement craindre un retour de l’arrière même s’il est probablement encore loin.
Je passe donc mon 2ème tour à un rythme très légèrement supérieur (toujours en marchant dans les montées et en accélérant dans les descentes) à l’affut du moindre maillot jaune et bleu. Je croise Stef à un ravito et tente de l’encourager car son moral semble au plus bas.
Au 26ème km je repasse devant Angélique qui m’annonce : « ils ne sont pas loin » ce qui me surprends totalement car je ne pensais pas avoir pu faire un tel rapproché. Effectivement quelques centaines de mètre plus loin j’aperçois Zig telle une bête blessée qui ne semble pas avoir en tête la recherche de performance. Je le rattrape et le double rapidement puis aperçois Tricastor au 29ème km. Il a seulement 400 m d’avance, je sens donc que je vais revenir. Mais quelques minutes plus loin, je sens mes premières crampes légères. Je décide donc de ralentir l’allure pour rester le plus longtemps dans la position du chasseur. Mais je reviens finalement plus rapidement que prévu, vers le 32ème km dans le village d’Embrun. Je cours toujours, alors que Tricastor marche à cause de crampes, je m’évade donc, accélère à nouveau dans la descente, me retourne de nombreuses fois et ne vois plus Tricastor. Je regarde ma montre et mes calculs me font dire qu’en tentant d’accélérer, il est peut être possible de finir sous les 14h. Je tente donc d’accélérer légèrement le rythme mais mes crampes me rappellent qu’il va falloir faire preuve d’humilité. Je décide donc de ne pas prendre de risque à être contraint de finir en marchant, et de me contenter de la première place des Rilliettes. Je cours donc en gestion tout en marchant quelques mètres quand les crampes reviennent.
Un dernier passage devant Angélique et les Rilliettes où je parade tel un paon, j’ai le point serré fier d’être la première Rilliette à franchir la ligne mais avant tout fier d’être FINISHER!
A l’arrivée, Tricastor me rejoins quelques minutes plus tard peu avant Crapatueur, auteur d’une course à pied exceptionnelle. On ne sera finalement jamais croisé de la course !
Le reste des Rilliettes franchissent la ligne dans l’ordre que vous connaissez désormais tous.

L’heure du bilan a sonné.
L’embrunman restera inoubliable et le jour de la course n’est que la partie visible de l’iceberg !
La préparation complète restera un super souvenir, le week end à Embrun pour la reco également. Que dire des jours précédents l’Embrunman partagés sur place avec bon nombre de Rilliettes ! Sans oublier la présence d'Angélique, et le jour J, les encouragements des familles Rilliettes qui auront vraiment été au top !

Merci à tous…


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MessagePosté: Mardi 05 Septembre 2017 21:18 
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Diffusion reportage annoncée sur la chaîne L'Equipe
Dimanche 10 sept. 2017 à 19:30
Mardi 12 sept. 2017 à 14h15
Jeudi 14 sept. 2017 à 12h45

P t être que on verra plus de Rilliettes que sur Eurosport :gratte:

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Embrun 1997: on s'était dit RDV dans 20 ans...


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MessagePosté: Samedi 09 Septembre 2017 15:34 
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Voilà enfin la galerie de photos de cette journée mémorable:
http://club.triclair.com/photos-2017/embrun-2017/

Pour les photos originales, n'hésitez pas à me contacter !

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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Samedi 09 Septembre 2017 22:21 
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Superbes ! Merci TriCastor !

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2017: Embrun 2017


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Samedi 09 Septembre 2017 22:33 
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TriCastor a écrit:
Voilà enfin la galerie de photos de cette journée mémorable:
http://club.triclair.com/photos-2017/embrun-2017/

Pour les photos originales, n'hésitez pas à me contacter !

Super ces photos, et merci aux enfants pour leur attention
Leurs panneaux d'encouragement étaient top :-)

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Embrun 1997: on s'était dit RDV dans 20 ans...


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Dimanche 10 Septembre 2017 18:41 
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Félicitation à tous pour vos perf. ...et surtout à sylvain qui a montré qu'à plus de 50 piges on peut encore compter sur lui :wink:

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mdr celle là je l'aime bien :
Aides internationales : > - Aides payées par les pauvres des pays riches pour aider les riches des pays pauvres


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MessagePosté: Lundi 09 Octobre 2017 23:44 
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- CR PREMIERE PARTIE -

Fallait-il ajouter le CR d’un débutant à ceux des cracks, déjà postés ? Allez, oui, d’autres débutants peuvent passer par-là ? S’ils hésitent à se lancer sur du long ou du très long, ça peut avoir son utilité aussi, d’avoir le retour d’expérience d’un tâcheron.
Pour les plus aguerris, d’anciennes saveurs oubliées peuvent leur revenir en tête. Lorsqu’on s’essaie sur une prépa, qu’on arrête, reprend, qu’on galère, doute, puis ambitionne, puis redoute, et puis et puis… on s’inscrit, on s’applique, on passe la ligne, et on est heureux comme un gosse à Noël !

Des décades après avoir vu un topo sur le MDS, j’ai eu l’idée de me mettre à courir, juste pour le sport. Comme quoi le pouvoir des images… Et comme d’autres ici, j’ai vu il y a de bien nombreuses années un sujet sur le triathlon d’Embrun. Alors, et donc, le triathlon, pour moi, c’était ça. Juste inconcevable à cette époque, mais d’autant plus admirable ! Bon, depuis, je me suis instruit, et évidemment que toutes les formules, tous les formats, m’épatent quand je vois à quelle intensité ils sont courus, et la prépa que ça demande en amont…
Bon, bref, depuis un certain temps déjà, j’explore l’effort en endurance sous différentes formes. Je me suis démontré qu’il était possible de soutenir un effort sur un temps long, ou même trèèèèss long. Il faut commencer par savoir ou on en est, ok. Envisager où aller, et choisir quels chemins prendre. On peut tout mettre en œuvre, mais ça reste une aventure avec sa part d’inattendus et de surprises. Et c’est sakièbon ! Selon les moments, c’est une aventure géographique, humaine, intérieure, … Celle d’Embrun, ce sera quoi ?

Des appuis de moins en moins sûrs, des impacts sur le squelette plus longs à se résorber, il fallait délaisser un peu la CAP et la montagne… pour passer au triathlon ! Ben ouais ! Pistoche, balades en vélo, un peu de footing par là-dessus comme du caramel, et ça m’ira super bien ! Ouais mais quand même, si je commence, c’est bien pour faire Embrun à un moment, non ? ces images énaauuurmes qui m’avaient percuté, transcendées par les commentaires d’un ancien entraineur : « la Mecque du triathlon » qu’il disait. Je reconsidérai le concept : maintenant, je dirai + natation, cyclisme et course à pied. Là, ok, je suis dedans !
Je pensais même m’inscrire pour Embrun l’année dernière pour ma première saison. Ca n’a pas été possible, mais de toutes manières, c’était très con. Peut-être que, avec 6 mois d’une vraie bonne prépa… mais, plus sûrement, pour finir (ou pas !) carbo complet, explosé, et être dégoûté.
Non, c’est 2017 qui allait être le bon moment. Et puis d’un coup, sur le forum c’était l’ébullition ! Une vieille histoire de contrats signés après le beaujo nouveau aux halles de Lyon (ou un truc dans le genre) il y a longtemps, ressurgissait et engageait de facto au moins tous les signataires. Excellent, je pourrai même profiter de leur expérience, de leur talent, en partageant des moments pendant la prépa ! Sauf que non. Déjà, des niveaux tellement différents que ce soit en nat ou en vélo, je ne me voyais pas être le boulet qui fait ierch tout le monde. Et puis dans « triathlon », il y a 3. Je le savais bien, il fallait trouver encore plus de temps pour multiplier les séances nat, allonger les sorties vélos, et caler la CAP un peu comme on peut. C’est chronophage, il n’y a pas de doute, et pour du long, ça l’est encore +. Mais bon, pour passer la ligne, j’ai lu qu’il fallait 10 heures d’entrainement bien calibré par semaine pour un Ironman. Largement jouable donc.

En fait, ça, c’est peut-être quand on est excellent dans au moins une discipline, ou juste très bon un peu partout… Et puis j’ai lu un peu mieux des comptes rendus et retours d’expérience d’Embrun, et bien sûr : pourquoi c’est mythique ? hein ? pourquoi il y a encore de la place 2 semaines avant pour s’inscrire, hein ? Parce que ce n’est pas un Ironman. C’est juste l’EMBRUNMAN ! Ca fait peur, on s’inscrit quand on est vraiment vraiment sûr ! Mais sûr de quoi en fait ?

Allez, je me fais un petit plan. 10 heures/semaine, c’est pour l’intro. A partir de Janvier, non… disons Mars… non il y a l’anniversaire… alors disons Avril, là, vraie prépa.
Non, toujours pas… avec mes 27 heures d’entrainement dans le mois, c’est pas gagné. Et c’est quand même impressionnant Embrun. Regarde dans les tableaux : les derniers à avoir été classés ont mis 1h46 – 1h48 en nat. On peut partir pour le vélo après plus de 2 heures de nat mais personne n’a terminé l’épreuve, classé, avec un chrono aussi pourri. « mais non, tu ne feras pas 2h, tu as la combi » que me disent des collègues. 1h55 alors ?
Je ne m’inscrirai qu’après avoir estimé la faisabilité sur 2 tris longs. Ca c’est sérieux. Bien, ouais.
Le Semnoz avec Rumilly tombait à pic en mai. Je l’avais mis dans mon calendrier comme une première étape dans la prépa. Toute une délégation de rillettes y allait aussi car il était support de ce grand challenge intraclub, championnat du monde des rillettes, avec une participation financière de Croix Rousse Gaz à la clé. Trop bien. Je n’avais jamais nagé autant, ni roulé avec une ascension aussi longue. Ca se faisait finalement sans rien changer sur le vélo, mais je devais me mettre en tête que l’Izoard c’était le double si on considérait l’altitude, la fatigue exponentielle, la chaleur etc. Donc, calmos. La nat ? ben, très lent, et pour en rajouter, une navigation de n’importe quoi…
Embrun, ce sera quasi 4 bornes. Sérieux, est-ce que c’est envisageable ??? la CAP, super bien parti, je devais même retenir les chevaux pour pas exploser au bout de 7 bornes. En fait c’est un pied qui a explosé. La 2ème fois en 1 mois, bing ! re-choc au-dessous. Pourquoi cette foulée rasante de circadien, ici ? N’importe quoi ! Sûrement que le vélo, juste avant, avait son incidence. Je termine tout doux mais douleur de ouf sous le pied. Rien de dramatique et le médecin me dit qu’il a eu pareil, dans les mêmes circonstances, et 4 ans après il est toujours gêné…Okaaayy... Juste du cartilage. Ok. Sauf que même pédaler n’était pas simple. Courir vraiment, impossible. Le plan ? Oublié, allez.

Juillet, peut être que je peux programmer un truc sur Juillet ? Et ouais, et là, je me déciderai pour Embrun.
Et ben non. Il n’y en aura pas d’autres, finalement. Des cyclos alors ? C’était le plan. Ce que j’en ai vu me plaisait bien, et mine de rien, on roule un peu plus vite que lorsqu’on est seul. On trouve toujours un groupe à son niveau avec le monde qu’il y a. Non plus, il y aura eu l’Octocôte et puis voilà. Ca sent carrément le roussi.
En nageant presque parfois 3x / semaine depuis quelques temps, je sais maintenant que je dois miser sur le vélo. La nat, je suis à mon max (bien sûr, on peut rire !). En extrapolant des sorties combi je me dis que je peux mettre moins de 2 heures je jour J. Puis j’ai pensé peut-être 1h50 ? et des tests sur 3000 me permettaient finalement d’envisager entre 1h30-1h45 selon la navigation, le stress, le vent… la CAP, je m’adapterai. Vélo. Il faut que je fasse cette reco pour savoir.
Alors en Juillet, j’y vais pour le parcours de l’Embrunman sur 2 jours. L’Izoard passe finalement, en allant pépère, mais c’est après que ça se complique. Deux murs, des coups de vent du diable, et le soleil assommant. Et c’est pas fini puisqu’il y a ce Chavlet à la fin, à redouter il parait. C’est certain ! Une route toute pourrie, des caillasses de partout, du goudron éclaté, fendu, ça se termine même en chemin agricole ! Ah non, là ok, c’est moi qui me suis égaré. Mais bon, ce truc-là, le jour J, ce sera l’enfer… Ce truc-là le jour J, ça voudra dire « tu es quasi arrivé au parc à vélo, gars ! Bientôt tu pourras te les friser ! » C’est tout ce que je dois avoir en tête.
En faisant la première boucle, je réalisai bien le peu de plat qu’il y avait avant la première montée, juste au sortir de la nat. Par contre, parcours sympa, là aussi, avec vue sur le lac, quasi 0 bagnole, les oiseaux qui chantent et, et, et on flâne et voilà comment on perd de précieuses minutes avant l’Izoard, garçon ! Faudra bien rester sur terre le 15 Aout, parce que les 20k/h de moyenne ne seront pas simples à tenir… Ouuuhh non.

Des sorties en lac encore, et je m’inscrirai juste avant le changement de tarif. Voilà, y’a plus qu’à. Les dernières semaines, je place des sorties vélos à 100 bornes et plus. Au bout d’un moment, je trouve qu’on peut relativement bien récupérer du vélo. En tous cas, à l’allure que je pratique. C’est pas maintenant que j’allais taper des intensités de malade, pour être HS. Par contre, Mai avait amorcé un changement avec 30 heures de sport dans le mois. Et puis c’est monté de façon régulière vers les 45 heures pour Juin, et puis 63 heures pour Juillet. C’aurait dû être comme ça depuis Janvier pour bien faire, mais bon… Je gardais quand même un peu de sorties vélo sur Août. On verra bien.


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Mardi 10 Octobre 2017 8:45 
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ah ah le teasing de la mort! et la suite Jocelyn ? :-)


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Mardi 10 Octobre 2017 9:51 
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Excellent, si tu nous sors le chapitre deux à Noël, on aura peut être le récit de ta course avant la prochaine édition :mdr:

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Sainté-Lyon 2017 :bomb:


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 Sujet du message: Re: CR Embrun
MessagePosté: Mardi 10 Octobre 2017 23:24 
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j'vais essayer, Brouette, mais ça va être dur !

- CR DEUXIEME PARTIE -

Et puis ça y est. On a pu réserver un studio à 10min à pied du départ. On arrive sur place le Samedi fin de journée. Coin couchage séparé pour les enfants, le balcon large pour les petits repas face au lac. Impecc. Tout-va-bien. Sauf la première nuit : ma poupette tousse pendant des heures, n’est pas bien, et dans notre cas c’est toujours un peu flippant : allergies ? excitation ? Ca passe un peu. Non, ça reprend. Dans le milieu de la nuit, ça se calme. Heureusement, le lendemain, elle est plutôt bien, on peut se balader, pas d’autres crises en vue. Et c’est chouette ! ça veut dire aussi un sommeil réparateur en perspective. Et en effet, tout le monde a pu se reposer correctement la nuit suivante. Partir nager à 6.00 du mat, défoncé, non, je ne m’y serai vraiment pas vu…
Et puis il faut penser au retrait des dossards, où je croise Brouette, que je sens déjà dans la course, et qui se remet doucettement de ses vacances trop courtes ;-) …
Allez, les pâtes, et aussi des pâtes + des pâtes le soir. J’adore, ça tombe bien. Couché exceptionnellement avant 22.00 avec espoir d’endormissement avant 23.00. Ca devait être à peu près ça.

Je me réveille avant que ça sonne, normal, les affaires sont préparées dans le hall du studio pour laisser tout le monde roupiller, gâteau sport dans la SDB, et hop. Aaarrrhhh…. je traine quand même un peu en vérité… En logeant à proximité du départ, je me mettais à l’abri de problèmes horaires… et j’en profite un peu trop. J’arrive 15 minutes avant le coup de clairon, mais c’est bien suffisant pour monter en stress… Tiens, il y déjà toute une flopée de Rillettes toute prêtes, élégamment emballées de néoprène noir luisant, prêtes à passer au bouillon. Je ne les aurai qu’aperçues.
Mettre la combi, vérif des affaires pour le vélo, ne pas répéter les conneries des qqs autres tris (oubli du casque, des lunettes, chaussures pas desserrées etc). Là, il y a tout, même la crème solaire, la crème anti-frottement, les barres déjà dans les bonnes poches, la serviette pour plus tard, tout est relativement bien disposé. Mais j’ai un peu froid. Les mains se crispent un peu. Je connais bien ce phénomène étrange, mais n’ai jamais su le maitriser vraiment. Et je n’y arriverai pas non plus ce matin-ci…. Ca passe après le vrai départ, en principe. Un peu de mal à fermer la combi. Benoit m’aide. Je dois l’aider aussi, mais tout crispé que je suis, je le retarde plutôt le pauvre…
P… ils sont tous au taquet, sûrs de boucler l’affaire. Je ne suis pas à ma place.

Classiquement, en tant qu’enclume des enclumes, je me positionne bien à la fin. Je verrai plus tard sur les vidéos du départ, que même en partant au milieu, j’aurai été touché-coulé. Départ de nuit, étonnant. On m’avait dit : ‘à Embrun, ils positionnent super bien les bouées tu les vois tout du long, sans problème’ je pensais même qu’elles pouvaient être éclairées. Dans la nuit, ça a du sens, non ?
En vérité je ne voyais rien derrière la forêt de bras, les têtes qui se redressaient de façon aléatoire, j’essayais de ne pas trop toucher mes camarades de jeu, en essayant d’appliquer du moins pire possible les recommandations d’Isma. Le truc, c’est que des fois, on sent que ça va bien, très bien, trop bien même et on n’a pas envie d’interrompre la séquence… c’est là que je dévie méchant en général… Alors non, ce coup-ci je ferai un point navigation le plus souvent possible, et tâcherai systématiquement de me reconcentrer sur les mouvements les plus utiles, et le souffle. Les quelques répétitions en lac étaient plutôt sympas. Bon, là il faut rajouter 800m au moins, penser à ce qui suit, faire avec la nuit, tout ça tout ça… Et alors ? C’est pour ça que j’avais choisi Embrun aussi, non ?

Si.

A mi-parcours, j’essaie de regarder la montre, je pense lire 44 minutes. Ce qui me va très bien. Il faut essayer de garder ce tempo le plus longtemps possible. Avec le jour qui se lève, l’environnement se révèle lentement comme une photographie qui sort de son bain (du temps de l’argentique… c’est loin, hein…). Ca fait plaisir, quand même ! On peut même prendre des caps sur les sommets autour, plutôt qu’à chercher les bouées.
Peut-être pas une si bonne idée puisqu’à partir de là j’ai dérivé un peu. C’est peut-être plus lié au coup de froid qui m’est tombé dessus. Je l’ai senti arrivé ce truc, j’ai pensé à un problème d’oxygénation, alors attention les mollets, les crampes qui pourraient survenir avant même d’avoir attaqué le vélo… Non, gère, souffle bien, respire bien. Mais non, ça m’envahit sournoisement, sûrement. Gère.

Un froid généralisé, du bout des doigts de pieds au bout de la. Nuque. Bref, tout le corps. P… je ne suis pas à 4000m, qu’est-ce que c’est qu’ces conneries !?!? C’est pareil pour tout le monde, sûrement…. Ben non, moins tu passes de temps dans l’eau, et moins tu risques de te les cailler évidemment. Mais je ne peux pas passer moins de temps. Remarque, je ne suis pas si loin d’avoir terminé cette nat, maintenant. En tous cas je n’ai jamais été aussi près. Voilà, tu ne peux pas avoir froid. Tu vas bientôt sortir, te sécher, t’habiller, partir à donf et prendre un coup de chaud. Bientôt même tu regretteras cette fraicheur quand il fera 35°, hein ! Alors profite, gars. On n’est pas bien, là, à la fraîche, décontracté du. Non. Tout contracté, même, genre hypo qui ne passe pas.

En tous cas je peux sortir en 1h33, ce que j’espérais. Juste 5% de distance en trop, une perf pour moi ! Par contre, claquements de dents et secousses aléatoires tout le long du corps. Je prends bien le temps de me changer, rien oublier, même manger un morceau, frictionner, tapoter, mais toujours à aglaglagoter. Pas grave, je sais que ça monte tout de suite à vélo, la chaudière va vite se rallumer. Dernière rillette à prendre le vélo, normal…
Je m’attendais à être un peu raide pour partir mais là, avec le monde, le soleil qui pointe et tout, ça semble être moins pire que prévu. Je monte sur le vélo, pédale un coup et là, c’est tout le contraire, vraiment pas bon... Mal de jambes, pan ! Mais je suis encore sur du plat pourtant. Ca n’avait jamais été compliqué d’enchainer, tout juste « pas évident ». Mais là, chtââbaaah !
Déconne pas, il fait beau, tu as la marge escomptée pour l’Izoard, il faut que ça passe vite, ce truc. La récup de la dernière sortie était déjà bien digérée mais peut être trop. Il aurait fallu aller se faire 45min-1h, sur du plat, et pépère, 2 jours avant, ç’aurait éviter ce problème à l’allumage… Mais il n’y avait pas trop de plat par ici et de toutes manières, j’étais aussi très bien avec ma petite famille à glander par-ci par-là. C’était peut-être juste lié à ma baisse de température. Avec la première montée, au bout de quelques minutes, les degrés sont là et c’est tant mieux. Le mal de jambe se dissipe logiquement en roulant doucettement. Très bien.
Cette boucle est vraiment sympa. Un échantillon, ok, mais on comprend bien la chance qu’on a à évoluer dans ce décorum, juste pour le sport, avec déjà des supporters. Et quand il faut redescendre pour prendre le pont et gagner Savignes-le-lac, c’est encore mieux. Laisse-allez, c’est une valse. On tourne et retourne un peu, mais à chaque fois, c’est un régal ! Et on n’est même pas obligé de forcer ! Et puis c’est la grande route, le pont qui a aussi son charme, surtout que ça souffle beaucoup moins qu’en Juillet où j’avais du mal à tenir mon guidon. Là c’est gérable. Un peu de bagnoles ensuite, ça fait aller un peu plus vite mine de rien, et puis hop, rond-point au-dessus de Baratier avec plein de gens sympas qui restent là à encourager même la queue du peloton.

Depuis le départ même de la natation, j’ai bien compris ce qui faisait Embrun. On peut toujours mettre en place un truc plus dingue, plus dur, plus haut, plus long, nager juste avec une paupière, et sur le dos, rouler sur un vélo, mais assis à l’envers, faire un marathon de montagne mais sur les mains. On peut. Mais pourquoi Embrun semble unique à ceux qui ont essayé ? Il y a la compèt pour ceux qui veulent (et qui peuvent !), certes, mais aussi l’esprit « sport » des organisateurs, du public, des bénévoles avec à chaque fois une attention porté sur le participant, quel qu’il soit. Genre « nous les gars et les filles du bord de la route, on sait ce que ça vaut de participer à ce genre de truc, et on fait tout pour s’éclater, et vous faire plaisir ».
Partager une belle journée, en fait. Tous. Le sentiment que c’est quand même un peu exceptionnel, mais ça ne se la pète pas. Vraiment, j’adhère.

Tellement que je ne me rends même pas compte que les kilomètres défilent sur la petite route bucolique qui suit. Et puis re-grosse route mais pas longtemps et c’est parti pour les gorges, cette fois.
Un peu de voitures mais tranquille Emile. J’ai l’impression de quand même rouler moins vite que pour la reco mais c’est pas plus mal, cette fois ‘faut tout s’enfiler d’un coup alors attention. Certains commencent à gérer, ils baissent un peu l’allure. Mais je dois rester sur ma vitesse, en principe ça passe pour l’Izoard. Ah ouais ? Pour l’instant, tu ne l’as pas passé alors ferme ta bouche, pédale, juste comme il faut. Ne vend pas la culotte de Madona avant de la lui avoir piquée. Doubler un peu en faisant gaffe à cette histoire de Drafting. C’est vrai que ça doit être pas mal, cette route, à moto, alors les juges et arbitres sont omniprésents. Même quand ils ne sont pas là, ils sont ici ! Est-ce que c’est pareil pour le gros du peloton ? Chemin faisant, on démarre cette montée à l’Izoard. Dans les faits, c’est une pré-montée. Histoire d’ajuster ses forces sur quelques kilomètres, et d’envisager le rythme à tenir sur la deuxième phase.
Ah mais c’est là d’ailleurs, on y est !
Tout de suite, on sent que cette partie-là va durer plus longtemps… Tiens, un type avec une tenue et un équipement impeccables, essaie de rouler dans la première vraie difficulté mais de derrière déjà je l’entendais gueuler. « Aaaaarrrrhhh, p… de crampes, aaarrhhh ». Mais il avance, en insultant la mère de quelqu’un, à priori… qui ? je ne sais pas. Lui non plus sûrement, mais ça lui permet de pousser et d’avancer un peu à chaque coup de pédale.
Des crampes ? déjà ? Il ne faut pas que ça m’arrive, parce que là, je jette le vélo. Tu vois le truc de ne pas arriver au col, alors que tu as juste fait 80 bornes ? Il a dû s’entrainer et tout et là, shhhtooouk. Collé sur le goudron. Sûr que ça doit foutre les boules. Sauf si c’est à cause de la super soirée de la veille. L’un compensant l’autre, le séjour aura été sauvé… Mais quand même, on est tous, chacun, dans l’espoir au moins de boucler cette affaire. Allez, décamètre par décamètre, ça avance. Correctement. Ce qu’il faut pour envisager d’amener au bout ma carcasse.
Ah, ici, il y a des passages quand même bien raides, la vache… d’ailleurs certains mettent le pied à terre. Ils doivent être au bout de leur vie, c’est pas possible ??? Ils savent que ça ne fait que monter à part une ch’tite relance en descente dans plusieurs kilomètres ? Tu fais ça, tu repars comment ? droit dans la pente, pas possible puisqu’elle t’a fait t’arrêter. Pas de plat. Il faudrait se positionner dans le sens de la descente, donner qqs coups de pédales, virer à 180° et repartir en montant… Un chantier, quand tu es déjà pas bien ! Franchement, ça me semble compromis. Je me permets d’encourager ceux qui pédalent encore, mais j’ai l’impression que c’est plutôt mal pris quand je vois les visages fermés se tourner vers moi. Merde, ils prennent ça pour de la suffisance, de l’arrogance ??? ils voient bien que je ne suis pas une fusée ! Que c’est juste l’histoire de les sortir de leur torpeur en montrant qu’ils ont un compagnon de galère… Ca se fait bien dans l’ultra en général, on passe un moment ensemble, ça requinque, c’est sympa, on progresse, et on se relance.
Mais là, attention, c’est du triathlon, garçon ! On ne rigole pas ! Et il faut que je fasse gaffe à ce drafting, de toutes manières. Même à 8k/h je suis pénalisable. Heureusement, à l’approche du col, je retrouve des concurrents plus détendus, plus enclins à l’échange. Oh, on ne disserte pas, mais ça fait plaisir. Ben ouais, on est là, pépère sous le soleil, dans cette splendeur minérale, c’est pas pour se faire la gueule comme dans un métro aux heures de pointes, non ? en plus, bientôt c’est la pause déjeuner ! Ca va être super.
Pas de ravito perso : dans le meilleur des cas, je me voyais avec 30 minutes de rab sur les barrières horaires, alors le temps de chercher, avec le break physiologique, se détendre les doigts de pieds, et tout, non, je me contenterai de ce qu’il y a.

Aaaahh, la petite redescente avant les ultimes efforts sur l’Izoard. Ca fait du bien, c’est agréable, mais ça ne dure pas longtemps… ça remonte… Plus de monde dans les virages que pour la reco, et surtout nettement moins de bagnoles et de motos qui se faisaient des chronos de bourrins. Tout à coup, tout plein de vélos à l’arrêt. J’y suis, au col !
On se sent moins seul ! On est nombreux finalement à être sur cette allure alors ! Presque. J’entends que certains ont fait un vrai break, bien long, bien mangé, et qu’ils vont descendre à fond les manettes comme ils adorent…. Et de fait, j’arrive, quand plein d’autres repartent. Timing plus serré que ce que je pensais sur les barrières, mais ça va le faire. Un truc que j’ai bien intégré au fil de mes expériences sur les efforts très longs : régularité dans l’activité physique, tout le temps le mouvement même en s’alimentant, sauf à être cramé de chez cramé. Depuis 6h ce matin je suis ces préceptes. Et si un Bruno Heubi est sur cette longueur d’ondes, c’est que c'est testé et approuvé pour tous les niveaux.
Mais c’est curieux comme la notion du temps peut varier pour un même individu selon ses états de forme… Avant que le réveil sonne, j’étais debout ce matin comme si une horloge interne était programmée. Ici, le temps de descendre du vélo, manger 2 cahuètes pour faire passer l’acidité de cette boisson iso pêche-je-ne-sais-quoi, refaire le plein d’eau, barres, gels et vlllaaaaan ! 10 minutes dans la tronche ! Là il faut vraiment pas trainer et redescendre.

Avec le vélo, j’ai redécouvert mon corps, non ce n’est pas sale… : sur toutes les sorties de plus de 3h30 ou de 100 bornes, systématiquement, 2 doigts du pied droit prennent feu. Lentement mais sûrement. Ca chauffe, brûle, et se consume à en être vraiment insupportable. Chaleur, frottement ? un peu tout essayé et même pris des nouvelles pompes blanches pour dire de limiter un max la chaleur, mais non, rien n’y fait. Ce serait un problème de circulation. Peut-être lié à une sale nuit en montagne, jadis, et aux gelures consécutives. Une gêne par temps froid ou en courant mais alors sur le vélo… c’est un truc de malade. En posant le pied nu sur le sol, ça passe en principe. En bougeant un peu, c’est encore mieux, en 5 minutes la douleur diminue nettement. Ca revient par la suite et il faut recommencer. Pas le top quand on en est à regarder sa montre pour éviter de coincer dans les barrières horaires… Heureusement, dans la dernière sortie, j’ai trouvé un compromis : tout en roulant, crisper les orteils et relâcher, comme pour gripper la semelle intérieure. C’est infernal pendant 30 secondes et petit à petit ça redevient supportable. Le seul truc, c’est qu’il faut répéter et répéter le mouvement jusqu’à poser le vélo. Et le but, c’est de ne le poser QUE dans le parc à vélo. Pas avant, non. Franchement, tout va, là, alors juste : descend.


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